KIRSCHBAUM Benjamin, dit Beni

Par Brigitte Studer

Né en 1914, mort en 1989 ; communiste suisse.

Originaire de Schlieren (canton de Zurich), Benjamin Kirschbaum (1914-1989) était le fils cadet d’une famille nombreuse, dont tous les membres faisaient partie du PC. Ce qui fit dire à la police de la ville de Zurich, dans un rapport, qu’il n’existait sûrement aucune autre famille en Suisse qui avait donné autant de militants au Parti communiste suisse. Par ironie, on appelait les enfants Kirschbaum les « Kirschzweige » (les branches du cerisier) au PC. Une des sœurs, Annette, avait épousé [Marino Bodenmann-<50850]. Une autre sœur, Vera, avait, selon la police, des fonctions de courrier pour le Parti communiste italien, une troisième, Helen, pour le Parti communiste français, tandis que Sophie Kirschbaum travaillait dans les années 1930 d’abord comme secrétaire des Jeunesses communistes, puis à la RUNA et enfin à Moscou dans l’appareil de presse du Komintern. Le père, Josef, un Russe naturalisé Suisse, habitant d’abord Granges, puis Schlieren, fut plusieurs fois arrêté pour ses activités communistes.

Beni avait, comme son père, une formation de menuisier, mais gagnait sa vie en exerçant divers métiers. Il occupait surtout des fonctions à la direction des JC. Selon un rapport du 11 février 1935 de la police cantonale zurichoise, généralement bien renseignée sur les communistes, son pseudonyme était « Meinrad ». Sporadiquement, il travaillait également à la RUNA. Depuis 1939 probablement, il faisait partie du comité central du PCS. Il fut arrêté durant la guerre avec une partie de la direction communiste et condamné dans ce qu’on appela le « Procès de Winterthour ».

En 1956, l’année de son divorce d’avec sa première femme, Friedel Heinritzi, une Allemande engagée dans des milieux pacifistes, qu’il avait épousée vers le milieu des années 1930, il s’installa à Killwangen. Il fut marié trois fois et eut deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article75592, notice KIRSCHBAUM Benjamin, dit Beni par Brigitte Studer, version mise en ligne le 30 décembre 2009, dernière modification le 22 août 2010.

Par Brigitte Studer

SOURCES : Archives fédérales suisses, Berne, E 21/8678, E 21/9000, E 21/9040, E 21/9041, E 4320 (B) 1974/47, vol. 125 et vol. 174. Contrôle des habitants, Zurich. — J. Humbert-Droz, Le couronnement d’une vie de combat, 1941-1971, Neuchâtel, À la Baconnière, 1973, 452 p (ici p. 106-126). — B. Studer, Un parti sous influence. Le Parti communiste suisse, une section du Komintern 1931-1939, Lausanne, L’Age d’Homme, 1994, 818 p. — Sous l’œil de Moscou, op. cit. —. Archives de Jules Humbert-Droz, V, (en voie de publication) document 773. — Entretiens avec Sophie Kuster-Kirschbaum, 26 octobre 1991 et avec Werner Stauffer, 7 mai 1990.

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