LOENGER Arthur, Marie, dit PILON Jacques

Né à Montpellier (Hérault) le 4 février 1838 ; mécanicien à Lyon, 28, rue du Sacré-Cœur ; marié, père d’un enfant ; membre de l’Internationale ; militant socialiste du Rhône et de la Loire.

Loenger était, au début de 1867, membre influent d’un groupe lyonnais de l’AIT dit groupe de la rue Masséna (Arch. Mun. Lyon I 2/55, pièce 28). Voir Seux.

Il était un des dirigeants du Cercle des ouvriers métallurgistes de la Guillotière, groupement corporatif d’inspiration socialiste qui existait à la fin du Second Empire dans ce quartier révolutionnaire de Lyon.

Après la Commune, A. Loenger collabora au Petit Lyonnais sous le pseudonyme de J. Pilon. Il reconstitua le Cercle des ouvriers métallurgistes sous le nom de Société de l’Union des ouvriers sur métaux (société anonyme à capital variable), ce qui évita d’avoir à demander l’autorisation et de subir la surveillance administrative. Mais la supercherie fut découverte et le tribunal correctionnel, saisi de l’affaire, condamna Loenger, le 15 avril 1874, à trois mois de prison et 50 f d’amende. Furent condamnés avec lui : Alaterne G., Bedin Ch., Berardin J., Berthet F., Berthoin A., Boyet A., Briet F., Brochier A., Chapelle M., Clair A., Daumont A., Delphin J., Descombe A., Dufournel J., Fuinel S., Gacon F., Guinot J., Lampetaz Cl., Lescure Ch., Martinet F., Paillon G., Perrin J., Senkeisen J., Trouillon D., Vernier J.

Avaient appartenu à ce Cercle avant la Commune (en dehors de ceux cités plus haut) : Collet, Edelle, Gayet, Meda M., Mignot, Mollera, Sapin.

Après le congrès de Marseille de 1879, Loenger joua un rôle important dans le syndicalisme lyonnais. En 1882, il dirigea avec Tricot la grève des mécaniciens de Lyon ; son attitude fut plus modérée que celle de Tricot. En 1882, il quitta Lyon et se rendit à Firminy où, à l’usine de métallurgie Verdié, il continua la lutte syndicale et organisa ou du moins réorganisa la Libre Pensée de Firminy. Le 22 décembre 1883, il fut condamné pour des articles parus dans le Drapeau noir (21 octobre 1883) et l’Émeute (9 décembre 1883) : trois condamnations à six mois de prison, deux à deux mois, trois à 3 000 f d’amende, deux à 300 F.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article75966, notice LOENGER Arthur, Marie, dit PILON Jacques, version mise en ligne le 18 janvier 2010, dernière modification le 28 décembre 2019.

SOURCES : Arch. Nat., F7/12 489. — Arch. Dép. Loire, 93 M 21. — Arch. Dép. Rhône, série U, procès-verbaux du tribunal correctionnel de Lyon, 15 avril 1874. — M. Vuilleumier. « La correspondance du peintre Gustave Jeanneret », Le Mouvement social, n° 51, avril-juin 1965, lettre du 27 mai 1872.

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