VAN DE SOMPEL Oscar. Pseudonyme à Moscou : STROP (DBK)

Par José Gotovitch

Né le 28 août 1898 à Mont-Saint-Amand (Flandre Orientale), décédé en janvier 1977 à Gand ; ouvrier textile, voyageur de commerce, permanent ; fondateur du Parti communiste belge (PCB) et membre de son bureau politique ; élève à l’École léniniste internationale (1931-1932) ; participa au plénum élargi de l’IC de juin 1929 ; présenta un rapport sur la question belge en juillet 1929 au Secrétariat latin.

Né dans une famille ouvrière socialiste (un père tisserand et une mère ménagère), Oscar Van de Sompel fut après l’école primaire, fileur de coton de 1913 à 1921, cheminot révoqué en 1926, et devint enfin voyageur de commerce. Il était marié et père de trois enfants. Secrétaire de la section de Gand des Jeunes gardes socialistes, militant du Parti ouvrier belge (POB), il en fut exclu en 1918 pour son engagement pacifiste. Il fonda le premier Parti communiste à Gand en 1920 et en fut secrétaire pour les deux Flandres. Il participa au congrès de fondation du PCB unifié en 1921. Membre du comité central, puis du bureau politique, il devint permanent à partir de 1928. Inculpé du « grand complot » en 1923, il fut exclu de tous les syndicats successifs auxquels il appartint.

Quoique parlant le français et l’allemand, c’était avant tout un militant flamand et cette sensibilité explique sa participation aux discussions de la question belge, c’est-à -dire principalement la question nationale flamande au Secrétariat latin en 1929. Dirigeant du PCB, la faiblesse de sa formation était suffisamment apparente pour le faire désigner en 1931 au cours de deux ans à l’École léniniste internationale. Sous le pseudonyme de Strop, il s’y montra appliqué, actif, corrigeant ses « faiblesses » initiales. Ses professeurs soulignent sa fermeté idéologique, tout en ayant noté initialement son « incompréhension des conditions de vie de la classe ouvrière en URSS ». Le 27 octobre 1931, il fut rapporteur sur la question belge devant le Secrétariat latin sans que l’on sût sur quel sujet avait porté son intervention qui valut au PCB de la part de tous les intervenants une volée de bois vert qui n’épargna aucun domaine de son activité. Van de Sompel n’apparut plus dans la série de réunions sur la Belgique qui occupèrent le tournant de l’année 1930-1931, en particulier sur la question flamande. Il s’était montré fort critique à l’égard de son Parti dans cette question.
Dès son retour, il fut élu conseiller provincial de Gand (réélu en 1936 et 1946). Il fut affecté à la direction de l’Organisation syndicale révolutionnaire et fut invité permanent au bureau politique. Écarté du comité central en 1935 à cause de son état de santé, Van de Sompel remplit encore des tâches administratives fédérales. Arrêté en mai 1940, déporté en France, il assuma des responsabilités dans l’appareil clandestin du PC dans différentes fédérations flamandes. Un de ses enfants périt dans les camps. Après un passage à la rédaction du quotidien flamand du Parti, il devint responsable de la mutuelle L’Unité créée par le PC. Membre, puis un temps vice-président de la Commission de contrôle politique, il appartint au comité central et assuma quelques autres tâches fédérales avant de se retirer des organismes politiques en 1954 « par manque de temps ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76093, notice VAN DE SOMPEL Oscar. Pseudonyme à Moscou : STROP (DBK) par José Gotovitch, version mise en ligne le 28 janvier 2010, dernière modification le 16 août 2010.

Par José Gotovitch

SOURCES : RGASPI, 495 193 19. — CARCOB, dossier CCP.

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