GAMARD Henri

Par Justinien Raymond

Né et mort à Guérigny (Nièvre) : 21 octobre 1879-11 novembre 1961 ; instituteur ; député socialiste.

Henri Gamard fut élève-instituteur dans la Seine et instituteur à Paris de 1900 à 1924. En 1901, il adhéra à la Ligue des droits de l’Homme et, en 1903, au Parti socialiste français : en 1905, il était membre de la section du XIIIe arr. À Paris, il prit contact avec le groupe socialiste des originaires de la Nièvre et au cours de ses vacances, avec les sections de Guérigny et Urzy. Aussi, à partir de 1903, figure-t-il comme un des plus actifs militants et propagandistes socialistes de la Nièvre. Il effectua pendant les vacances des tournées de propagande, parfois aussi pour la Ligue des droits de l’Homme, et fournit de très nombreux articles à la presse locale ; il collabora ainsi, surtout à partir de 1910, aux journaux de la Fédération socialiste : L’Observateur du Centre jusqu’à la fin de 1911, puis Le Socialiste nivernais dont il fut un des principaux collaborateurs ; il écrivit aussi, à partir de 1911, dans le Prolétaire de la Nièvre, journal de la Fédération départementale des syndicats.

Gamard enleva au premier tour, en 1913, aux élections cantonales, le siège de conseiller général du canton de Pougues-les-Eaux. Il devint membre du Comité central de la Ligue des droits de l’Homme et de la Libre Pensée.

Mobilisé en 1914, il fut blessé au cours de la Première Guerre mondiale.
En 1919, il fut réélu conseiller général, mais échoua aux élections législatives dans la Nièvre. Il signa les deux textes du comité pour la reconstruction de l’Internationale le 17 novembre et le 16 décembre 1920. Lors de la scission, il demeura à la SFIO, dont il fut, dans la Nièvre, l’un des principaux restaurateurs. Il fut député, dans la circonscription de Château-Chinon, de 1924 à 1932, élu sur la liste du Cartel. Battu en 1932, il ne se présenta pas en 1936, mais participa à la campagne électorale. Il échoua aux élections sénatoriales, en 1924 et 1932.

Si sa carrière parlementaire s’arrête en 1932, Gamard n’en continua pas moins son activité militante à la SFIO et à la Ligue des droits de l’Homme au Comité central de laquelle il appartint toujours. Pendant l’Occupation, il fit partie du mouvement Libération-Nord.
Candidat SFIO aux élections législatives, le 5 novembre 1946 et en 1951 et au Conseil de la République en 1948, Gamard ne fut pas élu. Il quitta la SFIO pour le Parti socialiste autonome en 1958 et fut membre du PSU dès sa fondation.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76152, notice GAMARD Henri par Justinien Raymond, version mise en ligne le 31 janvier 2010, dernière modification le 5 mai 2020.

Par Justinien Raymond

SOURCES : La presse socialiste locale à laquelle il collabora ; ajouter aux journaux cités Le Progrès social du Centre, journal du Parti SFIO — (voir notamment le n° 321 du 7 mai 1955.

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