GEORGES-ÉTIENNE René

Né le 22 novembre 1909 à Paris, mort le 21 novembre 1885 ; avocat à la Cour d’Appel de Paris ; président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme.

Avocat à la Cour de Paris de 1930 à 1975, il avait dirigé, de 1928 à 1932, l’Université républicaine, organe de la LAURS (Ligue d’action universitaire républicaine et socialiste) dont il fut le secrétaire général et le conférencier.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Georges-Étienne appartint à divers cabinets ministériels et, notamment, à celui du président Paul-Boncour et à celui de Pierre Viénot, secrétaire d’État aux Affaires étrangères du gouvernement Léon Blum*, 1936-1937. En 1936, il fut le rapporteur du projet de révision de la Déclaration des droits de l’Homme aux congrès de Dijon, juillet 1936, et l’un des auteurs du complément à la Déclaration adopté par la Ligue des droits de l’Homme en 1936. Il fut le rapporteur des commissions des vœux et des conflits au congrès nationaux de Hyères (1935) et Tours (1937). Enfin il appartint au comité directeur de l’Association française pour les Nations unies.
Opposant aux accords de Munich, Maître Georges-Étienne participa, dès août 1940, à la constitution d’un réseau de Résistance en zone occupée, réseau du Musée de l’Homme. Arrêté par les Allemands le 13 janvier 1941, il fut détenu durant treize mois à la Santé puis à Fresnes. Après avoir comparu devant une cour martiale, il fut libéré.
Après la guerre, Georges-Étienne milita essentiellement à la Ligue des droits de l’Homme dont il fut élu membre du Comité Central en 1947, vice-président en 1951, président d’honneur en 1979. Commandeur de la Légion d’honneur, il était Croix de guerre 1939-1945 et médaillé de la Résistance.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76196, notice GEORGES-ÉTIENNE René, version mise en ligne le 4 février 2010, dernière modification le 4 février 2010.

SOURCES : Cahiers de la LDH, 1944-1958. — Le Monde, 26 novembre 1985.

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