GUILLON Pierre

Par Jacques Girault

Né le 24 juin 1907 au Bouchet (La Roche-Rigault) (Vienne) , mort le 24 mars 1974 à Montpellier (Hérault) ; professeur de faculté puis recteur ; président du comité de Libération de Poitiers ; maire radical-socialiste de Poitiers (Vienne), conseiller général.

Fils de Joseph Guillon, instituteur de confession protestante, militant radical-socialiste, et de Clara Dezouche, institutrice, Pierre Guillon entra à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm en 1928 et fut reçu à l’agrégation des lettres en 1932. Pensionnaire de l’École française d’Athènes, archéologue, docteur d’État en 1943 pour une thèse sur « les trépieds du Ptoion », sanctuaire de la Grèce centrale, il devint professeur de grec à la faculté des lettres de Poitiers.

Pierre Guillon se maria avec une native d’Argentine qu’il avait connue à Rome où sa mère tenait une pension de famille. Le couple eut cinq enfants.
Mobilisé en 1939, comme officier, Guillon, il fut prisonnier et libéré peu après. Il participa à la Résistance et présida le Comité local de Libération de la ville. Il devint maire de la ville en 1944 et fut élu à la tête d’une liste d’union de la gauche en mai 1945. Il ne se représenta pas en 1947.

Président de la fédération de la Vienne du Parti radical socialiste, Pierre Guillon figurait en troisième position sur la liste radical-socialiste lors des élections à l’Assemblée nationale constituante, le 21 octobre 1945. Élu conseiller général au deuxième tour dans le canton de Poitiers-Nord, il devint le président du conseil général de la Vienne en 1946.

Pierre Guillon, devint en novembre 1947 recteur de l’Académie de Montpellier où il présidait l’association culturelle franco-italienne Dante Alighieri, puis en novembre 1954, de l’Académie d’Alger. Obligé de quitter l’Algérie, il fut élu professeur à la faculté des lettres d’Aix-en-Provence sur la chaire d’archéologie et de civilisation grecques. Puis il devint recteur de l’Académie d’Aix (1963-1966). Il fut nommé professeur de civilisation et d’épigraphie grecques à la faculté des lettres de Montpellier en 1966.

Son frère cadet, Paul Guillon, né le 13 janvier 1913, médecin militaire dans les troupes les troupes coloniales, s’illustra dans la France libre et fut fait compagnon de la Libération. Installé à Poitiers comme médecin généraliste en 1947, il fut élu député de la Vienne en 1958 et réélu en 1962 et décéda en 1965.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76314, notice GUILLON Pierre par Jacques Girault, version mise en ligne le 12 février 2010, dernière modification le 19 novembre 2021.

Par Jacques Girault

ŒUVRE : Les trépieds du Ptoion, Paris, de Boccard, 1943. — La Béotie antique, Paris, Les Belles Lettres, 1948. — Études béotiennes. Le bouclier d’Héraclès et l’histoire de la Grèce centrale, Paris, Ophrys, 1963.

SOURCES : Arch. Nat., F7/15525, dossier 11026. — Notes d’Alain Dalançon et de d’André Laronde.

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