GOËNEAU André, René, Fernand

Par Jacques Girault

Né le 2 septembre 1921 à La Roche-sur-Yon (Vendée), mort le 27 janvier 2001 à La Chapelle-Achard (Vendée) ; instituteur ; militant syndicaliste ; militant communiste en Vendée.

Fils d’un jardinier, André Goëneau adhéra aux Jeunesses communistes en juillet 1936. Titulaire du brevet supérieur, sans doute normalien, il devint instituteur. Envoyé au Service du travail obligatoire, le 27 juin 1943 en Allemagne, après avoir refusé de travailler, il avait été condamné à passer dix semaines en camp de travail. Soutier dans un cargo, il s’évada, le 1er mai 1944, lors d’une escale à Stockholm. Repris le 11 mai 19 44, il fut envoyé en camp de concentration jusqu’au 17 avril 1945.
Dans les années 1960, Goëneau enseignait au Girouard et habitait La Chapelle-Achard. Membre du Syndicat national des instituteurs depuis la Libération, il fut membre du conseil syndical de la section départementale du SNI dans les années 1960.
Goëneau se maria en avril 1942 à La Chapelle-Achard avec une militante communiste sans profession. Le couple eut trois enfants.
Goëneau, à la Libération, secrétaire d’un cercle de l’Union de la jeunesse républicaine de France, adhéra au Parti communiste français en juillet 1945. Secrétaire d’une cellule, il entra au comité de la fédération communiste en 1947, puis au bureau fédéral (1952-1964). Membre du secrétariat fédéral en 1964, chargé de l’organisation, il ne fut pas renouvelé par la conférence fédérale de 1966 qui le désigna pour la seule commission de contrôle financier qu’il présida jusqu’en 1977. Dans son rapport, en 1956, Georges Gosnat notait qu’il s’investissait peu dans le travail en direction des enseignants mais qu’il avait des connaissances approfondies sur les questions paysannes. Il était alors le secrétaire de la section communiste de Moutiers-Les-Mauxfaits. Il faisait partie aussi du conseil départemental du Mouvement de la Paix.
Goëneau fut candidat au Conseil général dans le canton de La Mothe-Achard en 1951 (234 voix sur 5 261 suffrages exprimés), en 1958 (321 voix sur 5 718 suffrages exprimés), en 1964, en 1970, en 1976. Il fut aussi candidat dans le canton de Poire-sur-Vie en 1961. Il fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives de 1973 dans la troisième circonscription (Les Sables-d’Olonne).
André Goëneau participa à l’installation dans le village d’un foyer de jeunes et d’éducation populaire dont les activités, outre l’organisation de sorties, fut la gestion des fournitures scolaires et de la cantine. Dans les années 1980, le foyer se transforma en Amicale laïque.
En 1993, la municipalité donna, à la nouvelle école publique, de Marguerite Aujard, lointaine parente d’André Goëneau, bienfaitrice de l’école au XVIIIeme siècle.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76456, notice GOËNEAU André, René, Fernand par Jacques Girault, version mise en ligne le 27 février 2010, dernière modification le 13 décembre 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF.— Notes de Sylvain Barcelo.

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