GRÉBOT Alphonse

Par Daniel Grason, Claude Pennetier

Né le 27 mars 1898 à Devrouze arrondissement de Louhans (Saône-et-Loire), mort le 4 janvier 1954 à Clichy-la-Garenne (Seine, Hauts-de-Seine) ; chauffeur conducteur au Gaz ; conseiller municipal communiste de Gennevilliers de 1934 à 1940.

Fils de Jean Claude et de Jeanne, née Petiot, cultivateurs, Alphonse Grébot fut incorporé le 3 mai 1917 au 10ème Régiment d’infanterie, il fut libéré le 14 juin 1920. Il épousa le 10 juillet 1920 à Serley en Saône-et-Loire Maria Hermance Berdet née le 25 février 1918. Le couple eut une fille qui naquit en 1922. Le 1er avril 1927, le couple habita dans un pavillon dont ils étaient propriétaire au 26 impasse du Routoir à Gennevilliers.
Il travailla comme chauffeur conducteur à la Compagnie du Gaz de Paris à l’usine de Clichy-la-Garenne (Seine, Hauts-de-Seine), puis à celle de Gennevilliers jusqu’en 1938 (Seine, Hauts-de-Seine). Il était adhérent au Syndicat général du personnel de la Société du Gaz de Paris.
Sympathisant, il adhéra vraisemblablement au Parti communiste après son élection comme conseiller municipal de Gennevilliers. Il était membre du 7ème Rayon de la Région parisienne affecté à la cellule 179. Lors de l’élection du 21 octobre 1934, il était en 11e position (sur 26) de la liste dirigée par Jean Grandel. Réélu le 5 mai 1935 (8e/27), il fut déchu de son mandat le 9 février 1940 pour appartenance au Parti communiste. Il animait l’association « Fraternelle des tambours et clairons de Gennevilliers », interdite par la préfecture le 25 janvier 1940.
Dans une note un inspecteur des Renseignements généraux écrivit en janvier 1941 : « Grébot, dont les idées sont acquises aux théories moscoutaires, semble s’abstenir actuellement de toute politique et propagande par peur de répression et attendre l’occasion ou des circonstances plus favorables pour reprendre son activité. »
Dans une note du 5 juin 1941 du cabinet du Préfet, il était mentionné que : « Le 1er juin 1941, Grebot [avait] remis […] une déclaration [où il signalait], qu’il désapprouvait l’action communiste sous toutes ses formes et qu’il prenait librement l’engagement d’honneur de ne se livrer dans l’avenir à aucune activité communiste. » Il était tout de même précisé qu’il « sera néanmoins soumis encore pendant quelques temps à une surveillance. »
Alphonse Grebot ne fit pas partie de la délégation spéciale (conseil municipal provisoire) nommée le 20 octobre 1944.
Il mourut à Clichy-la-Garenne le 4 janvier 1954 à l’âge de cinquante-six ans. Retraité du Gaz de France, il habitait toujours Gennevilliers.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76556, notice GRÉBOT Alphonse par Daniel Grason, Claude Pennetier, version mise en ligne le 7 mars 2010, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Daniel Grason, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Seine, DM3 ; D3 M2 28 ; versement 10451/76/1 ; listes électorales et nominatives. – Arch. PPo 101, 1 W 1445-319621. – État civil de Devrouze et de Clichy-la-Garenne. – Renseignements recueillis par Michèle Rault et Nathalie Viet-Depaule.

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