GRINBLAT Jacques (orthographié souvent par erreur GRIMBLAT Jacques, GRINBLATT sur l’état civil, puis corrigé avec un seul T) dit PRIVAS.

Par Rodolphe Prager

Né le 21 mars 1917 à Montreuil-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis), mort en 1997 ; militant trotskyste.

Jacques Grinblat, fils d’un sculpteur sur bois né en Russie, milita dans le cercle antifasciste du lycée Voltaire, puis dans la Jeunesse communiste de Montreuil. Il y dirigea un cercle dont il fut exclu avec Pierre Boussel* pour son opposition au procès de Moscou et à la politique d’alignement du Front populaire sur le Parti radical.

Il milita dans les Jeunesses socialistes autonomes de Lucien Weitz*, puis dans les Jeunesses socialistes ouvrières et paysannes de Marceau Pivert dont il devint l’un des dirigeants parisiens et nationaux. En relation avec la tendance trotskyste de La Vérité (ex. PCI) de Raymond Molinier* et Pierre Frank*, il fut exclu des JSOP pour cette raison le 3 juin 1939.

Mobilisé en septembre 1939. Après sa démobilisation Grinblat travailla à la reconstitution du mouvement trotskyste dans la clandestinité. Avec R. Prager et R. Foirier il dirigea les Comités communistes internationalistes (ex. PCI). Il fut membre de la délégation des CCI à la Conférence européenne (clandestine), de février 1944, de la IVe Internationale au cours de laquelle fut réalisé la fusion entre le POI et les CCI, de laquelle naquit le Parti communiste internationaliste (section française de la IVe Internationale). Depuis cette époque, il siégea à la direction de ce Parti et de la IVe Internationale. Grinblat fut un des premiers condamnés pour la lutte contre la guerre d’Algérie. À la fin de la guerre il se mit au service de la République algérienne à Alger. La IVe Internationale l’exclut avec Pablo en 1965. Il devint un dirigeant de la Tendance marxiste révolutionnaire internationale (éditeur de Sous le drapeau du socialisme). De retour d’Algérie après le coup d’État de Boumedienne en 1865, il lança le Mouvement des Volontaires pour le Viet-Nam (alors en guerre contre les USA) qui recueillit des centaines d’inscriptions dans toute l’Europe et l’Afrique du Nord.

Marié une première fois à Montreuil en mars 1939 avec Zysla Lewensytein, il divorça en 1946 et se remaria à Suresnes avec Jacqueline Aubourg le 16 avril 1982.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76570, notice GRINBLAT Jacques (orthographié souvent par erreur GRIMBLAT Jacques, GRINBLATT sur l'état civil, puis corrigé avec un seul T) dit PRIVAS. par Rodolphe Prager, version mise en ligne le 7 mars 2010, dernière modification le 10 novembre 2012.

Par Rodolphe Prager

SOURCES : Témoignage autobiographique de 1979. — René Gallissot, Dictionnaire Algérie, op. cit.. — État civil.

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