LOUCHET Georges, Alphonse

Par Daniel Hémery, Christian Lescureux

Né le 20 avril 1897 à Lens (Pas-de-Calais), fusillé le 1er novembre 1943 à Arras (Pas-de-Calais) ; cheminot révoqué, puis ouvrier couvreur-zingueur ; militant communiste ; résistant au sein des FTPF.

Plaque de la citadelle d’Arras.

Fils d’un ferblantier et d’une ménagère, Georges Louchet se maria à Lille (Nord) le 7 février 1920 avec Marthe ou Martha, Ludivine Fermentel. Le couple eut deux enfants. Longtemps domicilié cité des Cheminots à Arras puis à Sainte-Catherine-lès-Arras, rue Pasteur, Georges Louchet était ouvrier zingueur à la SNCF. Révoqué pour ses activités communistes en 1940, il fut expulsé de la cité des cheminots et devint couvreur. À la fin des années trente, il était le secrétaire de la très active cellule d’entreprise des cheminots d’Arras (Pas-de-Calais) et participait à la chorale de l’église Saint-Christophe des cheminots. Il accueillit deux enfants espagnols réfugiés jusqu’en 1939.
Membre du Parti communiste clandestin, il abrita de nombreux résistants dans sa petite maison de Sainte-Catherine-lès-Arras. Il fut arrêté le 17 août 1943 par les services de police allemands de la Geheimfeldpolizei (GFP) d’Arras sur dénonciation d’un résistant arrêté précédemment qui avait signalé sa demeure comme centre accueil pour illégaux où s’étaient notamment réfugiés Bodelot et Dellerue, tués à Rouen le 31 mai 1943.
Au domicile de Louchet fut découvert Armand Pilard de Liévin dans l’illégalité, muni d’une fausse carte d’identité. La perquisition amena la découverte de matériel de propagande du Parti communiste et d’un fichier d’une cinquantaine de noms de membres du parti.
Chez sa fille, Georgette Drouart-Louchet, à Arras il a été trouvé une correspondance de Rouen signée Paulette provenant d’Augustin Dellerue « Paul » et une photo de Maurice Camphin, fusillé.
Georges Louchet aurait été en relation avec Émile Duquesnoy, responsable des cheminots et Pilard dont la fille, Nadia, était alors en fuite.
Incarcéré à la maison d’arrêt Saint-Nicaise à Arras, torturé, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand d’Arras et fusillé le 1er novembre 1943 dans les fossés de la citadelle d’Arras.
Georges Louchet était père de deux enfants nés en 1926 et 1927. Sa femme, Martha, née le 1er septembre 1897 à Lille, militante communiste, et son fils, Maurice, né le 6 juin 1927 à Achicourt (Pas-de-Calais), furent emprisonnés à la prison de Loos-lès-Lille puis transférés à la prison Saint-Gilles de Bruxelles (Belgique) avant d’être déportés dans les prisons allemandes en octobre 1943. Ils en sont revenus.

Il fut reconnu comme résistant FFC, DIR et Résistance Fer.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76607, notice LOUCHET Georges, Alphonse par Daniel Hémery, Christian Lescureux, version mise en ligne le 11 mars 2010, dernière modification le 11 mai 2022.

Par Daniel Hémery, Christian Lescureux

Plaque de la citadelle d’Arras.

SOURCES : Arch. Dép. Pas-de-Calais, M 5071, 5072, 5140/1 et 5321/1. – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit. – Jean Estager, Ami, entends-tu, Messidor/Éd. Sociales, 1986, p. 129 et 141. – FMD, Livre Mémorial, op. cit. – Notes Yves Le Maner. – État civil.

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