TOMAS Antoine. Pseudonyme dans la clandestinité : « Émile »

Par André Balent

Né le 17 juillet 1903 à Cazouls-les-Béziers (Hérault), mort à Cazouls-les-Béziers le 30 mars 1954 ; ouvrier agricole ; militant communiste ; cadre régional des FTPF dans l’Hérault et les Pyrénées-Orientales.

Antoine Tomas
Antoine Tomas
Cliché X, reproduction André Balent

Antoine Tomas était le fils de Pérégrin Valentin Léon Tomas et de Marie Joséphine Françoise Cortellana. Il s’est marié le 7 août 1924 avec Marguerite Héloïse Reine Antonin.

Qualifié d’ouvrier agricole dans certains documents, Antoine Tomas est noté (1944) comme « cultivateur » sur le registre d’écrou de la centrale d’Eysses.

Militant du Parti communiste de l’Hérault avant 1939, il fut interné à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) par les autorités vichyssoises de son département. Évadé le 27 mai 1943, il devint un responsable régional des FTPF et fut commissaire régional aux effectifs des Pyrénées-Orientales. Replié dans les Pyrénées-Orientales, il fut arrêté le 8 juillet 1943 à Perpignan, à son domicile, route de Salses, en même temps que Marceau Dupin*, un autre Héraultais, cadre interrégional du PC : cette arrestation en provoqua 21 autres parmi les militants clandestins du PC et des FTPF des Pyrénées-Orientales. Il fut condamné par la section spéciale de Montpellier (Hérault) à six ans de travaux forcés « pour activité communiste, détention d’armes et explosifs, recel de documents administratifs » et emprisonné à la maison d’arrêt de cette ville avant d’être transféré le 8 février 1944 à la centrale d’Eysses. Ayant participé à la révolte des détenus d’Eysses, il fut, ensuite, déporté, le 30 mai 1944 après avoir été livré à la division SS « Das Reich », Il quitta Compiègne pour Dachau par le convoi du 18 juin 1944. À Dachau, il fut affecté au commando d’Allach. Le PCF le présenta comme candidat dans l’Hérault aux cantonales de 1945.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76761, notice TOMAS Antoine. Pseudonyme dans la clandestinité : « Émile » par André Balent, version mise en ligne le 24 mars 2010, dernière modification le 3 août 2015.

Par André Balent

Antoine Tomas
Antoine Tomas
Cliché X, reproduction André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Lot-et-Garonne, 940 W 104, registre d’écrou (Eysses) n° 736. — État civil de Cazouls-les-Béziers. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II b, De la résistance à la Libération, Prades, Terra Nostra, 1998, 687 p. [p. 479]. — Georges Sentis, Les communistes et la résistance dans les Pyrénées-Orientales (1939-1947), Tome 2, Le difficile combat vers la Libération nationale, novembre 1942-août 1944, Lille, Marxisme régions, 1982, 174 p. [p. 156]. — Georges Sentis, Les communistes et la Résistance dans les Pyrénées-Orientales, biographies, Lille, Marxisme régions, 1994, 182 p. [p. 51, p. 178]. — Site de la FMD, http://www.fmd.asso.fr/ Livre mémorial des déportés de France. — Renseignements communiqués par Corinne Jaladieu (Béziers), 2 janvier 2008.

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