ANSALDI Pierre

Né le 19 mars 1879 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; peintre en bâtiment ; militant syndicaliste des Bouches-du-Rhône et Alpes-Maritimes.

Fils de Juvenal Ansaldi, meunier, né à Castelletto Stura (province de Cuneo, Piémont, Italie), et de Placide Toselli, ménagère, Pierre Ansaldi s’était marié le 8 avril 1905 à Nice (Bouches-du-Rhône) avec Marie Raveu dite Joséphine et n’avait pas d’enfants. Il travailla de son métier après avoir fait dix mois de service militaire au 111e régiment d’infanterie.

Depuis novembre 1903 au moins, il était secrétaire du syndicat international des ouvriers peintres en bâtiment de Marseille. Ce syndicat regroupait alors des travailleurs français et étrangers. Toujours à la tête de son syndicat, il le représenta lors du 4e congrès national de la Fédération des syndicats de la Peinture et des parties similaires qui se tint en septembre 1904 à Grenoble (Isère). En décembre 1905 ou janvier 1906, il fut remplacé au poste de secrétaire de son syndicat par Emile Rouani.

Il fut signalé en février 1906 comme étant secrétaire du syndicat des peintres en bâtiment de Nice.

En janvier 1907, un Ansaldi fut signalé comme étant le représentant du syndicat des ouvriers et employés des tramways à la Bourse de travail de cette ville.

En 1908, Pierre Ansaldi fut désigné pour faire partie de la commission de vérification des statuts avant la tenue, du 19 au 20 avril 1908 à Saint-Etienne du congrès de la Fédération nationale du Bâtiment.

En 1909 — antérieurement peut-être — il habitait Nice (Alpes-Maritimes). À l’issue du IVe congrès fédéral des chambres syndicales ouvrières du département tenu le 25 avril 1909, il fut élu secrétaire général à l’unanimité — J. Marbon étant élu trésorier dans les mêmes conditions. Dans ces fonctions, Ansaldi succédait à Léon Morel.

En 1911, il était secrétaire de la Bourse du Travail de Cannes (Alpes-Maritimes) fondée en 1905 et adhérente de la CGT. Joseph Lévignac était secrétaire adjoint. Tous les deux étaient dits antimilitaristes. Le 6 décembre 1911, Ansaldi fut condamné par le tribunal de simple police de Cannes à six jours de prison pour affichage sans timbre, mais acquitté en appel le 15 mars 1912 par le tribunal correctionnel de Grasse.

En décembre 1912, la municipalité de Nice supprima la subvention qu’elle versait à la Bourse. Ansaldi, au nom de la Fédération nationale du Bâtiment, partit alors faire une tournée de conférences dans le Centre. — Voir Charles Folco

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76987, notice ANSALDI Pierre , version mise en ligne le 9 décembre 2014, dernière modification le 9 décembre 2014.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13 567 et 13 598. — L’Ouvrier syndiqué, organe officiel de l’Union des chambres syndicales ouvrières des Bouches-du-Rhône et de la Bourse du travail de Marseille, 15 novembre 1903, 1er janvier, 15 janvier 1904, 15 janvier 1906 (BNF, Gallica). — L’Union syndicale, organe officiel de la Bourse du travail de Nice et des syndicats s’y rattachant, février 1906, janvier, mars, août 1907, juin 1908 (BNF, Gallica). — La Voix du Peuple, 16-23 mai 1909. — La Bataille syndicaliste, 27 mars 1912. — Notes de Louis Botella. — État civil en ligne cote MARSEILLE, Acte:Naissance,2,03,1879, vue 51.

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