ARDILLIER Antoine

Par Mauricette Laprie

Né le 30 janvier 1866 à Bordeaux (Gironde), mort le 21 juin 1900 à Agen (Lot-et-Garonne) ; ouvrier peintre ; secrétaire de la Fédération des syndicats ouvriers de Bordeaux.

Fils de Raymond Ardillier, boucher, et de Marguerite Desmazière, sans profession, Antoine Ardillier décéda à l’hôpital Saint Jacques d’Agen alors qu’il était de passage dans cette ville.

Délégué au 1er congrès national des Ouvriers du Bâtiment de France tenu à la Bourse du travail indépendante, rue du Mirail du 1er au 4 septembre 1892 auquel trois cent travailleurs assistaient , représentant les plâtriers de Bordeaux, il donna lecture d’une adresse aux grévistes de Carmaux. Le congrès désigna son conseil national de la Fédération « … dont le siège sera à Bordeaux jusqu’au prochain congrès… sont élus secrétaire général Elie Moty, secrétaire adjoint Ardillier… ». Il assista comme délégué au Ve congrès national des syndicats et groupes corporatifs ouvriers de France tenu à Marseille du 19 au 22 octobre 1892. Il y représentait divers syndicats des Landes, de Bordeaux et de Richer-Montey (?).

Secrétaire de la Fédération des syndicats ouvriers dont le siège était à la Bourse du travail indépendante de Bordeaux, il se tint en permanence avec Raymond Lavigne, Gustave Evausy, Émile Noël et Séverin Achérité auprès des 500 ouvriers de l’usine Godillot - établissement de Suzon à Talence – qui ayant à se plaindre d’une contremaîtresse, se mirent en grève à l’appel de la Chambre syndicale des ouvriers et ouvrières de l’équipement militaire de Bordeaux du 16 avril au 8 mai 1893, ils reprirent le travail après avoir obtenu le renvoi de la contremaîtresse. Secrétaire général du comité de grève des corporations ouvrières du bâtiment, résidant 86 cours Saint Jean à Bordeaux, il fut l’animateur avec Moty de la grève du bâtiment débutée le 2 mai 1893 à Bordeaux « les 9/10e des tailleurs de pierre et maçons abandonnèrent leurs chantiers pour obtenir une augmentation de salaire. Il y avait au départ 2 300 grévistes environ, mais Elie Moty et Ardillier à la tête du comité de grève des maçons firent bientôt appel à la solidarité des autres syndicats, la grève générale votée le 25 mai se poursuivit jusqu‘en juin 1893.

Son frère Léonard Ardillier était membre de la société La Libre pensée de Bordeaux.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article77008, notice ARDILLIER Antoine par Mauricette Laprie, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 10 février 2021.

Par Mauricette Laprie

SOURCES : Arch. Dép. Gironde, 1 M 589, 1 M 637. — L’Ouvrier syndiqué : Organe ["puis" Bulletin] officiel de l’Union des chambres syndicales ouvrières des Bouches-du-Rhône et de la Bourse du travail de Marseille. 1er octobre 1892 n° 84 et 15 janvier 1893, n° 91. — La France, 31 mai 1893. — État civil d’Agen (Lot-et-Garonne), de Bordeaux (Gironde).

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