ARNOUX André, Henri

Né le 12 décembre 1869 à Limoges (Haute-Vienne) ; ouvrier métallurgiste à la Manufacture des Tabacs de Limoges ; militant syndicaliste et socialiste.

Adhérent puis secrétaire du syndicat des métallurgistes de Limoges (Haute-Vienne) dont la majorité des membres travaillaient à la Manufacture des Tabacs, André Arnoux appartint également à la commission exécutive de la Bourse du Travail où il s’opposa aux militants libertaires.
Délégué au XVe congrès national corporatif — 9e de la CGT — tenu à Amiens en octobre 1906 par le syndicat des métallurgistes de Limoges et par les syndicats des tailleurs de Limoges et de Nice, il donna les voix des trois syndicats à la motion du textile présentée par Victor Renard, alors que les syndicats de tailleurs lui avaient donné mandat de voter contre ; d’où la protestation, dans la Voix du Peuple, de Boubet, secrétaire de la Fédération de l’Habillement de Limoges.
Membre du Parti socialiste avant 1905, Arnoux appartenait avec Léon Betoulle à la fraction jauressiste. Militant ardent, il eut, avec les guesdistes, de vifs désaccords qui se manifestèrent dans des discussions passionnées, même après l’unité de 1905.
Membre de la CAP de la Fédération socialiste de la Haute-Vienne, il signa le manifeste du 15 mai 1915 au sujet de la politique d’union sacrée du Parti socialiste. Établi par la suite à Toulouse, Arnoux envoyait, en septembre 1933, ses condoléances à l’occasion de la mort de Jean Parvy.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article77042, notice ARNOUX André, Henri , version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 20 février 2009.
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