AUGIS

Né vers 1834, marié, père de sept enfants, Augis habitait Blois (Loir-et-Cher) depuis 1859. Ouvrier en chaussures, il suffisait à peine aux besoins de sa famille.
Membre de la chambre syndicale de sa profession (150 à 200 membres), il la représenta aux séances du congrès ouvrier de France qui se tint à Paris du 2 au 10 octobre 1876. La police le considérait comme un socialiste exalté, qui cherchait à dresser les ouvriers contre les patrons, les capitalistes, le clergé. Augis avait une grande admiration pour Louis Blanc.
Après le congrès de Paris, il essaya, sans succès semble-t-il, de créer, avec Genty, une chambre syndicale pour tous les corps de métier de Blois.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article77127, notice AUGIS , version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Nat. F7/12488. — Arch. PPo, Ba/33, 34 et 36. — Compte rendu du congrès de 1876. — A. Moutet, Le Mouvement ouvrier à Paris du lendemain de la Commune au premier congrès syndical en 1876, DES, Paris, 1959.

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