BIC Antoine

Ouvrier des ports et docks à Marseille, il fut délégué par sa chambre syndicale — ainsi que Barthélemy Vial — à la troisième session du congrès ouvrier socialiste de France qui se tint à Marseille du 20 au 31 octobre 1879.
À la séance du 27 octobre qui traita « De la représentation directe du prolétariat aux corps élus », il fit le procès de l’opportunisme et des 363 (députés qui avaient signés un manifeste en 1877). Il demanda la représentation directe du prolétariat au Parlement et la formation d’un comité d’initiative prenant en main la direction des élections.
Lorsque sera créé le journal La Justice sociale (1880) pour la vulgarisation de la doctrine socialiste, il fera partie du conseil d’administration avec Antoine Chapuis, Louise Meunier, A. Boyer, Paul Durand, Elzéar Reynier, Lucien Roustan, et Ferdinand Vedel.
Antoine Bic sera également président du Cercle « le Tocsin » qui réclamera l’autonomie de l’individu, de la commune, de la région et défendra ces idées dans la feuille hebdomadaire Le Tocsin (« organe des travailleurs républicains-socialistes, défenseur des intérêts ouvriers »), fondée en 1882 et dirigée par Antide Boyer.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article77736, notice BIC Antoine, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 4 décembre 2022.

SOURCES : Encyclopédie départementale (Bouches-du-Rhône), t. VI. — La Jeune République, 1880. — Compte rendu du congrès de 1879.

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