BOYER Henri [BOYER Ernest Henri]

Par Gilles Pichavant

Né le 4 août 1877 à Saint-Aubin-Routot (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; marneur dans le Pays-de-Caux, puis Docker du Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; syndicaliste CGT.

Né le 4 août 1877 à Saint-Aubin-Routot (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), Henri Boyer naquit d’un père et d’une mère journaliers, qui s’étaient mariés civilement le 11 novembre 1873 à Saint-Romain-de-Colbosc (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). En 1879, à la naissance de son frère Gaston, le père était devenu ouvrier briquetier. Henri Boyer se maria le 1e octobre 1902 à Saint-Martin de Colbosc avec Marie Lemaitre.

Henri Boyer fut d’abord marneur, dans la région de Saint-Aubin-Routot. Il travailla sans doute avec son oncle, lui-même marneur, à extraire la craie des excavation appelées marnière. Puis il vint au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), et devint docker charbonnier sur le port. En 1910, il se syndicat au nouveau syndicat des charbonniers du Havre, qui venait de se créer. Il en devint immédiatement le secrétaire adjoint. Le secrétaire général était Jules Durand et le trésorier était son frère Gaston Boyer

En 1910, il fut impliqué avec son frère Gaston dans l’affaire Jules Durand mais ils furent tous les deux acquittés, alors que Jules Durand était condamné à mort.

En 1913, Henri Boyer fut délégué suppléant des dockers charbonniers du Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) au Conseil intersyndical du Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), formé le 8 janvier, en application des décisions du Congrès interfédéral de la Fédération nationale des transports manutentionnaires des ports des ports, fleuves de France et des colonies, et de la Fédération nationale des Syndicats maritimes. Son frère Gaston était le délégué titulaire.

Henri Boyer fut mobilisé le 2 août 1814 dans un régiment d’infanterie. Il passa la guerre dans les tranchées. Le 17 janvier 1916, il fut évacué comme malade, et ne réintégra son régiment que le 21 juillet suivant. Il fut démobilisé au début de l’année 1919.

Après la 1ère guerre mondiale, Henri Boyer reprit son activité militante, car le 27 avril 1926 il fut condamné à un mois de prison pour entrave à la liberté du travail, dans le cadre d’une grève qui avait eu lieu le 2 avril précédent.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article78270, notice BOYER Henri [BOYER Ernest Henri] par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 21 juin 2015.

Par Gilles Pichavant

SOURCE : Arch. Mun. du Havre, microfilms du journal Vérités, cote 4Mi 769/770. — Arch. Dép. de Seine-Maritime, fiches matricules, cote 1R3022, et Le Journal de Rouen, cote JPL 3_239 — État civil.

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