CAMBIER A .

Par Justinien Raymond

Militant de la fédération socialiste de la Seine.

A. Cambier, militant de la fédération socialiste de la Seine, la représenta au congrès de Lyon (1901) et au congrès d’unité, salle du Globe (avril 1905). Délégué du Tarn et de la Martinique à Tours (1902), Cambier figura dans la délégation de la Seine aux congrès nationaux de Chalon-sur-Saône (octobre 1905), Limoges (1906), Nancy (1907), Toulouse (1908), Saint-Étienne (1909), Nîmes (février 1910) et Saint-Ouentin (1911). À Paris (juillet 1910), il était délégué de la fédération du Nord. Aux congrès de Chalon et de Saint-Quentin, il détenait aussi les mandats de la fédération des Landes. À Brest (1913), il était le délégué des Pyrénées-Orientales. Dans ces assises, il prenait souvent la parole : il s’était fait une spécialité des questions de tactique électorale. Au congrès de Chalon, il fit voter, par 157 mandats fermes, 42 sous forme de vœux contre 20 mandats hostiles et 5 laissant toute liberté aux fédérations, une motion interdisant tout désistement d’un candidat socialiste SFIO pour un candidat indépendant se réclamant du socialisme. Il fit préciser par le congrès de Nîmes que cette motion restait en vigueur et, par celui de Saint-Quentin, qu’elle valait pour toute consultation électorale. Ceux qui se disent socialistes sans adhérer à la SFIO, déclara-t-il, cherchent à « piper les voix des travailleurs. Dans ce cas, nous devons déjouer leur calcul malhonnête en les faisant battre au profit de n’importe qui et de n’importe quoi... » (C.r. du congrès de Saint-Quentin, pp. 449-450).
Cambier fut membre du Bureau socialiste international pendant douze ans et de la CAP du Parti socialiste de 1907 à 1912. Le congrès de Lyon (1912) ne renouvela pas son mandat. Un conflit l’opposait alors à Louis Dubreuilh, secrétaire général du parti, à propos de la gestion de la Société du Grand Air, organisme de vacances. Au congrès de Lyon, Cambier était délégué des Bouches-du-Rhône, ainsi que sa femme. Il porta de graves accusations contre Dubreuilh. La citoyenne Cambier en avait encouru de semblables de la part de Dubreuilh, dans l’Humanité et dans le Socialiste : elle demanda au congrès une commission d’enquête et obtint gain de cause. L’affaire rebondit au congrès de Brest où la citoyenne Cambier représentait l’Aube. A. Cambier critiqua vivement l’utilisation des fonds du parti.
Cambier et sa femme ne tardèrent pas à quitter le Parti socialiste. Voir Polony M.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article78535, notice CAMBIER A . par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 22 mars 2018.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Comptes rendus des congrès socialistes. — Compère Morel, Grand Dictionnaire socialiste, p. 90.

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