QUIVOGNE Claude, Séraphin

Né le 27 mars 1841 à Neuvelle-lès-la-Charité (Haute-Saône) ; sous-chef d’équipe à la compagnie des chemins de fer de l’Ouest ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Claude Quivogne demeurait à Paris. Il était veuf, sans enfant, et travaillait comme sous-chef d’équipe à la compagnie des chemins de fer de l’Ouest. Il prétendit avoir reçu, le 29 avril 1871, l’ordre d’entrer dans la Garde nationale et fut incorporé dans la 12e compagnie sédentaire du 155e bataillon, puis nommé aussitôt lieutenant. Il avoua, lors d’un premier interrogatoire, avoir répondu aux appels de sa compagnie et assisté aux exercices avant le 29 avril. Il ne fit aucun service en mai, dit-il. On l’arrêta le 23.

D’après les renseignements recueillis, il était d’une grande exaltation. Condamné, le 13 décembre 1871, par le 15e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, il vit sa peine commuée le 13 septembre 1872 en déportation simple. Il avait, en 1878, dans les environs de Nouméa, une propriété qu’il exploitait « de compte à demi avec un de ses associés » ; son père, domicilié à Mondovi, province de Constantine, était autorisé à le rejoindre. Quivogne fut autorisé à résider à Canala sur la cote est de la Nouvelle-Calédonie, puis il bénéficia de la remise de sa peine le 26 avril 1879. Il partit pour la Nouvelle-Zélande mais n’y resta pas, et s’installa à Nouméa, rue Inkermann où il fut débitant.
Il mourut à Nouméa le 23 février 1887.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article7861, notice QUIVOGNE Claude, Séraphin, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 18 avril 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/756 et BB 27. — Dossier individuel CAOM. — État civil SANC et CAOM. — Pierre-Henri Zaidman, Les condamnés de Nouvelle-Calédonie en Australie et en Nouvelle-Zélande. — Notes de Stéphane Pannoux.

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