RAYNAUT Octave, Louis Charles, Joseph

Par Jacques Girault

Né le 17 juin 1909 à Nice (Alpes-Maritimes), mort le 4 décembre 1985 à Fréjus (Var) ; employé de café-restaurant puis cheminot ; militant syndicaliste dans les Alpes-Maritimes puis dans le Var ; militant communiste ; volontaire en Espagne républicaine ; adjoint au maire de Saint-Raphaël (Var).

Fils d’un employé d’octroi, Octave Raynaut, employé de café-restaurant à Nice, adhéra au syndicat CGTU de sa corporation en 1926. Il se maria en octobre 1933 à Cannes-La Bocca (Alpes-Maritimes).

Devenu secrétaire de la section syndicale des limonadiers restaurateurs, il fut un des cosignataires de la convention collective de l’hôtellerie dans le département. Membre des Jeunesses communistes depuis 1928 et du Parti communiste depuis 1933, il était également membre du comité départemental du mouvement Amsterdam-Pleyel et animateur du comité de Front populaire du quartier Lepante-Notre-Dame à Nice.

Octave Raynaut s’engagea dans les Brigades internationales (caporal-mitrailleur au bataillon "Commune de Paris" de la 11e brigade) pendant la guerre d’Espagne de septembre 1936 à mai 1937. Il combattit à Barcelone. Blessé le 12 décembre 1936 pendant la défense de Madrid, puis le 23 mars 1937 lors de la contre-offensive républicaine du Guadalajara, il fut rapatrié sanitaire en juin 1937.

Il entra alors à la SNCF en août 1937 et fut affecté en gare de Saint-Raphaël (Var).
Devenu secrétaire adjoint du syndicat CGT des cheminots en 1938, Octave Raynaut le demeura jusqu’à la guerre. Affecté à Rognac (Bouches-du-Rhône), il participa à l’organisation communiste clandestine et à la Résistance en entretenant des liens avec le mouvement de Saint-Raphaël où il continuait à habiter. À la fin de 1943, il prit part à la création du syndicat clandestin et en devint le secrétaire général à la Libération. Le comité local de Libération, dont il était vice-président, se transforma, le 29 août 1944, en conseil municipal provisoire.
Octave Raynaut, aux élections municipales de Saint-Raphaël, figurait sur la liste de "Front national et d’union patriotique" au titre de la CGT et fut élu, en avril 1945 avec 1 802 voix sur 5 429 inscrits. Adjoint au maire, il reçut la délégation du ravitaillement. Réélu sur les listes communistes en 1947 et en 1953 (cinq élus communistes avec une moyenne de 990 voix sur 5 413 inscrits), il ne retrouva pas son siège en 1959, la liste communiste obtenant 959 voix sur 7 344 inscrits.

Toujours secrétaire du syndicat CGT des cheminots, à la suite des grèves de la fin 1947, traduit devant la commission régionale de discipline, il fut déplacé jusqu’en mai 1949 à la gare de Marseille-Joliette. En 1950, il devint délégué suppléant, puis titulaire de la commission chargée de la sécurité du personnel du service exploitation dans le premier arrondissement de la région méditerranéenne.

Secrétaire de la section communiste de Saint-Raphaël-Fréjus depuis octobre 1954, il fut candidat communiste au conseil général en 1955 et en 1961. En outre, membre du conseil d’administration du Stade raphaélois de 1946 à 1950, il présida l’Omnium sport raphaélois à partir de 1951. En 1978, il était membre de l’Association des volontaires de l’Espagne républicaine, section Sud-Est.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article7961, notice RAYNAUT Octave, Louis Charles, Joseph par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 31 juillet 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 7 35 4, 18 M 86, 96. — Arch. Arch. Jean Charlot (Centre d’histoire sociale du XXeme siècle- Université de Paris I). — Arch. AVER. — Presse locale. — Sources orales.

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