DULUCQ Armand

Par Julien Chuzeville, Justinien Raymond

Né le 16 octobre 1841 à Sensacq (Landes) ; cocher ; militant de la FTSF puis des Égaux de Montmartre ; militant allemaniste ; secrétaire de la Chambre syndicale des cochers de la Seine ; militant de la SFIO ; membre de la commission du Comité pour la reprise des relations internationales.

Armand Dulucq fut candidat de la Fédération des travailleurs socialistes (FTS) en 1884 où il obtint 8,96 % dans le quartier de la Roquette (Paris, XIIe arr.) et en 1896 dans le quartier Clignancourt sous l’étiquette socialiste révolutionnaire indépendant (aucune voix ne lui est attribué dans le Bulletin Municipal Officiel de la Ville de Paris). Il résidait alors 128 rue Marcadet (Paris, XVIIIe arr.).

En 1890, il participa à la première manifestation du 1er mai à Paris et fit partie, aux côtés de Jules Guesde, de la délégation de douze membres reçue par le président de la Chambre des députés Charles Floquet.

Membre du groupe central du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR) du XVIIIe arr. de Paris, Dulucq fut son candidat dans la 2e circonscription aux élections législatives de 1898 contre Rouanet : il ne recueillit que 9 voix. Son groupe le délégua au congrès socialiste de la salle Japy (décembre 1899).

Armand Dulucq habitait à partir de 1910 rue Balagny (aujourd’hui rue Guy Môquet) dans le XVIIe arrondissement, et y militait au sein de la section socialiste. Il fut l’un des délégués de la Fédération de la Seine lors du congrès de Paris de la SFIO en novembre 1911.
Pendant la Première Guerre mondiale, il s’opposa à l’Union sacrée et participa à partir de 1916 aux activités du Comité pour la reprise des relations internationales en étant membre de sa commission. Il y fut remplacé en janvier 1917.

Il rédigea au fil des années de nombreuses brochures, qu’il publiait de façon indépendante. Le socialiste Georges-Augustin Bernard parla d’« un certain Duluc [sic], qui écrivait des brochures sur le toit de son fiacre en attendant les clients. Naturellement, ses brochures ne se vendaient jamais... » Dulucq écrivit notamment en 1898 une brochure dreyfusarde.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article80340, notice DULUCQ Armand par Julien Chuzeville, Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 23 novembre 2022.

Par Julien Chuzeville, Justinien Raymond

ŒUVRE : La Situation du peuple travailleur (1880). — La Délivrance du peuple travailleur (1885). — Union socialiste ou trahison (1894). — Le Socialisme en danger. — Misère et crime (1896). — Pourquoi Paris devient réactionnaire. — Procès Zola-Dreyfus-Esterhazy et l’État-major (1898). — Appel à la raison. — L’Homme et l’argent (1905). — Situation du peuple ouvrier, sa civilisation et le désordre qui existe dans son organisation sociale.

SOURCES : Arch. PPo. Ba1558. — État civil des Landes. — Compte rendu du congrès de Japy. — Compte rendu du congrès de Paris. — Le Populaire du 14 septembre 1932 (« Vieilles histoires socialistes : Militants du POSR » de Louis Lévy, par la suite publié en brochure). — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, III, p. 142. — Michel Offerlé, Les Socialistes et Paris, 1881-1900. Des communards aux conseillers municipaux, thèse de doctorat d’État en science politique, Paris 1, 1979. — Maurice Dommanget, Histoire du Premier Mai, réédition 2006.

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