GUILBAULT Jules, Albert, Baptiste

Né le 2 mai 1873 à Sougé (Loir-et-Cher) ; ouvrier maroquinier à Charenton (Seine, Val-de-Marne) ; militant socialiste et coopérateur.

Jules Guilbault était le fils de Jules, Henri Guilbault, ferblantier, et d’Alphonsine, Julie Blot, couturière.
Marié à Paris (XIVe arr.) le 4 avril 1899 et père de deux enfants, il était membre actif de la « Solidarité de Charenton », société coopérative d’émancipation et de consommation. Cette société possédait à Charenton, 65, rue de Paris, un magasin d’épicerie qui fonctionnait depuis janvier 1906. Une salle de réunions attenante servait de salle de conférences aux jeunes pupilles de la société au nombre de quarante à cinquante. Guilbault était chargé de la surveillance de ces enfants dont il s’occupait en dehors de son travail. La chorale des pupilles allait en province donner des concerts. Et c’est ainsi qu’au cours d’une excursion dans la vallée de la Meuse, le 20 août 1910, Guilbault avait été arrêté pour avoir fait chanter à ses pupilles le célèbre chant de Montéhus->102899].
Voir Sauvage Théophile

Jules Guilbault fut traduit le 17 mai 1911 devant la cour d’assises des Ardennes pour provocation de militaires à la désobéissance : il avait fait chanter à Monthermé, sur la place, par les Pupilles de Charenton, devant des militaires du 147e régiment d’infanterie accourus pour entendre les enfants, le chant de Montéhus : Gloire au 17e. Il fut acquitté.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article81271, notice GUILBAULT Jules, Albert, Baptiste , version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 20 septembre 2021.

SOURCES : État civil de Sougé, Naissances, 1873, Acte n°14 (Filae). — Notes de Renaud Poulain-Argiolas.

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