GUILLEMOT Prosper, Ernest

Par Justinien Raymond

Né 3 mars 1825 à Châtellerault (Vienne), mort le 8 janvier 1892 à Châtellerault (Vienne), ; rentier ; militant socialiste.

Ernest Guillemot
Ernest Guillemot
L’encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l’Internationale ouvrière. La France socialiste. Tome 3 / par Hubert-Rouger | Gallica (bnf.fr), p. 93.

Fils de Prosper Guillemot, docteur en médecine, et de Joseph Brafaut, Ernest Guillemot, rentier philanthrope, doté d’une certaine instruction, avait beaucoup voyagé, séjourné à Paris et en Angleterre pendant plusieurs années ; il en avait rapporté quelques ouvrages et traductions.
Il s’était marié le 24 septembre 1866 à Poitiers avec Marie Léonide Coustenoble (1844-1867), professeure de danse, fille de Napoléon François Joseph Coustenoble, directeur du gymnase orthopédique à vocation médicale de la ville, et d’Alexandrine Vantelon.

Revenu à Châtellerault, il adhéra au groupe d’études sociales de la ville, affilié à la FTSF, entraîné, semble-t-il, par les professeurs socialistes du collège qu’il rencontrait régulièrement au café du Progrès. Il ne fut pas un membre honoraire, fit un grand nombre de conférences socialistes, collabora à la presse du parti, soutint pécuniairement La Vienne républicaine. Mais il était rêveur et dénué de toute qualité d’organisateur et son rôle demeura de second plan. Toutefois, en 1888, il fut un des cinq candidats socialistes aux élections municipales de Châtellerault : il échoua comme ses quatre camarades ; il avait recueilli 713 voix. Il représenta le groupe « La Solidarité » de Châtellerault au congrès tenu dans cette ville par la FTSF en 1890.

À sa mort, Guillemot légua l’essentiel de sa fortune à la ville de Châtellerault, à charge pour elle de l’utiliser selon ses indications testamentaires : 60 000 francs à l’Hospice communal au bénéfice d’ouvriers invalides, 60 000 francs au Bureau de bienfaisance pour emploi des revenus à des prêts d’honneur, 20 000 francs pour achat de vêtements aux enfants nécessiteux des écoles laïques, 7 000 francs à la Société philanthropique, 1 000 francs à la Société de secours mutuels et à la Bibliothèque de la ville. En outre, il fit don au groupe socialiste de Châtellerault d’une obligation de 33 000 francs de la Compagnie de chemins de fer Paris-Orléans, dont l’emploi au moment des élections suscita des critiques, des accusations de gaspillage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article81295, notice GUILLEMOT Prosper, Ernest par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 12 janvier 2022.

Par Justinien Raymond

Ernest Guillemot
Ernest Guillemot
L’encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l’Internationale ouvrière. La France socialiste. Tome 3 / par Hubert-Rouger | Gallica (bnf.fr), p. 93.

ŒUVRE : Guillemot collabora au Travail, journal socialiste imprimé à Châteauroux pour l’Indre et la Vienne (1886-1888) et au Travailleur (1888-1890), et écrivit une brochure socialiste Évolution et Révolution dont nous n’avons pas retrouvé de trace.

SOURCES : Arch. Dép. Vienne, série M4, liasse 83. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes III, op. cit., pp. 92 à 98, passim. — Notes d’état civil par Thierry Thomas et Thierry Allard dans son article "Le buste d’Ernest Guillemot à Châtellerault".

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