INGWEILLER Gaspard, Henri (on trouve aussi INGWILLER Gaspard et même INCGVEILLER Gaspard)

Par Claude Pennetier, Benoit Willot

Né le 20 avril 1876 à Paris (XIIe arr.), mort le 8 mars 1960 à Montfermeil ; syndicaliste révolutionnaire de Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne).

Fils de Henry Ingweiller, gardien de la paix, et de Catherine Eberleine, matelassière, ouvrier métallurgiste, Ingweiller habitait, 10, rue Marie-et-Louise, à Paris, Xe arr. Il s’était marié le 28 janvier 1904 à la mairie du XIXe arr. de Paris avec Léonie Sales.

Gaspard Ingweiller dirigea pendant trois mois la grève de la société métallurgique du Bi-Métal à Joinville-le-Pont de janvier à avril 1910. Des incidents eurent lieu après l’embauche d’ouvriers non grévistes par la société. Ingweiller fut arrêté à Joinville le 12 avril ; un meeting de protestation fut organisé le 5 mai à la coopérative de Gravelle à Saint-Maurice.

Gaspard Ingweiller fut condamné par la 9e chambre du tribunal correctionnel de Paris à six mois d’emprisonnement pour « entraves à la liberté du travail avec violence » le 11 juillet 1910.

Syndicaliste révolutionnaire et antimilitariste, il était secrétaire de l’union des syndicats ouvriers des Métaux de la Seine. Délégué au XVIIe congrès national corporatif — 11e de la CGT — à Toulouse, en octobre 1910, il se prononça contre la capitalisation en matière de retraites ouvrières qu’il qualifia d’« immense bluff » et d’« immense escroquerie » — cf. c. rendu, p. 259.

Pierre Monatte, dans Trois scissions syndicales, Paris, 1958, p. 149, estime qu’Ingweiller représentait « un des exemplaires types de ces révolutionnaires qualifiés de « braillards » par Griffuelhes un peu avant 1914. Un garçon pour qui Merrheim était un si affreux bureaucrate réformiste qu’il avait osé le faire exclure du syndicat parisien des Métaux ».

Durant la guerre, Ingweiller se rallia à la politique d’union sacrée. Mobilisé, il était affecté, en mars 1916, à la conduite des chevaux blessés à Robert-Espagne (Meuse).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article81605, notice INGWEILLER Gaspard, Henri (on trouve aussi INGWILLER Gaspard et même INCGVEILLER Gaspard) par Claude Pennetier, Benoit Willot, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 9 janvier 2016.

Par Claude Pennetier, Benoit Willot

SOURCES : Arch. Nat. F7/13 053. — État civil de Paris. — L’Humanité, 3 février 1910 et 9 février 1910. — Le Petit Parisien, 13 avril 1910. — La Croix, 29 juillet 1910.

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