ROGER Ambroise

Né le 4 avril 1846 à Lieusaint (Seine-et-Marne) ; homme de lettres ; employé au chemin de fer ; capitaine d’artillerie d’état-major sous la Commune de Paris ; déporté en Nouvelle-Calédonie.

Ambroise Roger était homme de lettres ; employé au chemin de fer d’Orléans, puis fut rédacteur du journal le Moniteur des Théâtres. Il avait été condamné en 1869 à six mois de prison pour escroquerie et port illégal d’un uniforme militaire, puis, en 1870, à deux mois de prison pour abus de confiance. Il s’engagea dans le 4e régiment d’artillerie pour la durée de la guerre et fut licencié avec le grade de brigadier-fourrier.
Après le 18 mars 1871, il fut nommé capitaine d’artillerie d’état-major sous les ordres du commandant Borgella. Dans le courant d’avril, il obtint le commandement des forces réunies à Saint-Ouen ; il y resta jusqu’à l’entrée des troupes dans Paris.
Arrêté le 1er juillet, il prétendit n’avoir accepté un commandement que dans le but de livrer à l’armée les positions qu’il occupait. Il fut condamné, le 27 novembre 1871, par le 17e conseil de guerre, à la déportation simple. En Nouvelle-Calédonie, il eut une assez bonne conduite ; il possédait une quarantaine de chèvres et fabriquait du fromage ; le 24 janvier 1878, il obtint la remise de sa peine ; l’obligation de résider fut levée le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article8217, notice ROGER Ambroise, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 17 juin 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/740. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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