LELORRAIN Hubert

Par Didier Bigorgne

Né le 1er octobre 1850 à Paris (Seine) ; ouvrier mécanicien à la Manufacture des Tabacs ; syndicaliste CGT et conseiller prud’homme ; militant du POSR.

Hubert Lelorrain habitait à Paris, au n°2 du passage de Grenelle dans le VIIè arrondissement. Il exerçait le métier de mécanicien à la Manufacture des Tabacs.

Militant du groupe d’études sociales du VIIè arrondissement d’abord affilié à la FTSF, Lelorrain fut son candidat aux élections municipales de 1890 dans le VIIè arrondissement, quartier du Gros-Caillou. Il recueillit 177 voix sur 5452 votants (2,42%.).

Après le congrès scissionnaire de la FTSF à Châtellerault en 1890, Hubert Lelorrain adhéra avec son groupe au POSR. Le 17 novembre 1890, il fut désigné par la commission exécutive provisoire de l’Union fédérative du Centre pour regrouper les forces allemanistes dans les Vè, VIè, VIIè, XIIIè, XIVè et XVè arrondissement. Il participa au Xè congrès national du POSR qui se tint du 21 au 29 juin 1891 à Paris, et y représente le groupe d’études sociales du VIIè arrondissement. A deux reprises, il fut candidat avec l’étiquette POSR, à des élections. Il obtint 933 voix sur 5697 votants (12,39%) aux élections municipales d’avril 1893 dans le quartier du Gros-Caillou (VIIè arrondissement). Au mois d’août 1893, il réunit 1799 voix sur 13946 votants aux élections législatives dans la deuxième circonscription du XVIIIè arrondissement.

Hubert Lelorrain mena aussi une activité syndicale. En 1890, il appartint au premier bureau de la Fédération nationale des Tabacs. Il fut élu conseil prud’homme de la Seine en 1898, mandat qu’il exerçait toujours de 1914 à 1928. En 1902, il participa au 7è congrès de la CGT à Montpellier (Hérault) : délégué de la Fédération nationale des Tabacs, avec Madame Jacoby, il représenta des syndicats de mécaniciens de différentes villes, Bordeaux (Gironde), Bessèges (Gard), Dreux (Eure-et-Loir), Limoges (Haute-Vienne) et Persan (Seine), et se prononça pour la représentation proportionnelle.

Le 1er juillet 1906, au congrès fédéral des tabacs, il quitta ses fonctions de secrétaire général de la fédération, poste qu’il occupait « depuis 16 ans ». Le congrès lui offrit un objet d’art en bronze.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article82444, notice LELORRAIN Hubert par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 4 septembre 2020.

Par Didier Bigorgne

Sources : Le Parti Ouvrier, 1890 à 1902.— Comptes rendus des congrès.— Michel Offerlé, Les socialistes et Paris, 1881-1900. Des communards aux conseillers municipaux, thèse de doctorat d’État en science politique, Paris 1, 1979.— Didier Bigorgne, Les allemanistes (1882-1905). Itinéraires, place et rôle dans le mouvement socialiste français, Thèse de doctorat, Université de Paris 13, 2001. — Le Parti Ouvrier, 1er juin 1906. — L’Humanité, 1er juillet 1906— Notes de Gilles Pichavant

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