MAURICE Louis

Rédacteur à la Petite République, militant de Paris, délégué aux congrès du POF à Lille (1896), à Paris (1897), Maurice portait plusieurs mandats du POF de la Guadeloupe au congrès de la salle Wagram (1900). Est-ce lui qui, ayant évolué, aurait été délégué de Sceaux au congrès de Lyon, 26-28 mai 1901 ?
Maurice L. de Paris — et il y a toujours identité, semble-t-il, — assista comme délégué au XIIe congrès national corporatif — 6e de la CGT — tenu à la Bourse du Travail de Lyon du 23 au 27 septembre 1901, et y représenta des syndicats de la Guadeloupe. Il s’y prononça pour la loi Millerand sur la grève et l’arbitrage et pour la loi Waldeck-Rousseau qui modifiait la loi de 1884 en accordant la personnalité civile aux syndicats. Le fait fut souligné par le délégué Liénard : « Personne ici [...], dit-il, n’a soutenu les lois gouvernementales à part le citoyen Maurice » (c. rendu, p. 121).
L’année suivante, il représenta les Bourses du Travail de Saumur (Maine-et-Loire) et de Versailles (Seine-et-Oise) au Xe congrès de la Fédération nationale des Bourses du Travail de France et des colonies tenu à Alger du 15 au 18 septembre, puis, du 22 au 27 septembre, il assista au XIIIe congrès national corporatif tenu à Montpellier (Hérault) où il représentait les mêmes Bourses du Travail. Il fit, pour la Petite République, le compte rendu du congrès.
En 1905, au congrès d’unité à Paris, salle du Globe, Maurice Louis — et il s’agit toujours, semble-t-il, du même militant — socialiste de Maine-et-Loire, était délégué par la fédération Anjou-Poitou.
Aux élections législatives de 1906, il obtint 3 312 voix dans la 1re circonscription d’Angers comme candidat du Parti socialiste SFIO et, cette même année, il représenta la fédération de Maine-et-Loire au congrès de Limoges (1906).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article83237, notice MAURICE Louis , version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

SOURCES : Comptes rendus des congrès socialistes et syndicaux. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes II, p. 365. — M. Poperen, Syndicats et luttes ouvrières au pays d’Anjou, Laval, 1964.

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