MONTAGARD Marius, François

Par Justinien Raymond

Né à Mazan (Vaucluse) le 2 avril 1867 ; ébéniste ; militant syndicaliste et socialiste de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Marius Montagard habitait à Marseille, rue d’Endoume en 1893, rue Lulli en 1895. Secrétaire du syndicat des ébénistes, il assista au VIe congrès des chambres syndicales et groupes corporatifs tenu à Nantes en septembre 1894. Avec Guibaud, il y représentait la Bourse du Travail de Marseille.

Marius Montagard représenta avec Fournials, le syndicat des ébénistes de Marseille au Ve congrès national tenu à Marseille en septembre 1892.

Il prit part, du 6 au 8 août 1893 au congrès socialiste international qui eut lieu à Zurich (Suisse). Il était aussi, en 1894, conseiller de l’Union des chambres syndicales ouvrières (UCSO) des Bouches-du-Rhône. En1896, il représenta la Bourse du Travail de Marseille au congrès de Londres.

En mai 1897, il fut exclu de l’UCSO pour des motifs non indiqués.

Montagard fonda, en 1895, le « Groupe de la grève générale : Les Propagandistes ».

Politiquement, Montagard se rattachait au POF. Aux élections municipales complémentaires du 10 février 1895 provoquées par la rupture entre Flaissières d’une part, Cadenat et les guesdistes d’autre part, il figura sur la liste d’extrême gauche opposée à Flaissières et qui échoua avec une moyenne d’environ 4 200 voix.

Aux élections législatives de 1902, il envisagea une campagne socialiste révolutionnaire contre les députés sortants Carnaud ou Cadenat alors favorables au Bloc des Gauches et contre Flaissières candidat pour la première fois dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône. Dans cette dernière circonscription, Montagard organisa un comité ouvrier socialiste-révolutionnaire et prépara une profession de foi proclamant le principe de la lutte de classe. Il entreprit de démasquer Flaissières, lui reprochant son pseudo-collectivisme, sa politique municipale qui a écarté les vrais révolutionnaires, son accueil au général Duchesne, retour de Madagascar. En définitive, Montagard n’alla pas jusqu’au bout de son projet et ne se présenta pas au premier tour. La tendance guesdiste n’était pas solidement implantée à Marseille et la position des élus socialistes locaux était forte.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article83581, notice MONTAGARD Marius, François par Justinien Raymond, version mise en ligne le 15 février 2015, dernière modification le 15 février 2015.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Nat. F7/ 12 491. — Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 2 III 53 et M 6/ 3 400 : rapport du commissaire spécial du 8 août 1896. — Bulletin municipal officiel de la ville de Marseille, 24 février 1895. — Listes électorales. — L’Ouvrier syndiqué, organe officiel de l’Union des chambres syndicales ouvrières des Bouches-du-Rhône et de la Bourse du travail de Marseille, du 1er janvier 1893 au 1er juin 1897 (BNF, Gallica). — Notes de Louis Botella.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément