MONTÉLIMARD Rossel

Ouvrier teinturier ; syndicaliste CGT de la Seine.

Rossel Montélimard fut délégué au congrès de la salle Wagram (1900) par la chambre syndicale et d’appui mutuel des ouvriers teinturiers-dégraisseurs de Paris.

Au printemps 1903, Rossel Montelimard, toujours secrétaire général de la Chambre syndicale et d’appui des ouvriers teinturiers-dégraisseurs de la Seine, exprima, au nom de son syndicat, l’idée de la création d’une fédération nationale spécifique pour les ouvriers teinturiers dont la majorité des syndicats était affiliée à la Fédération nationale [CGT] des ouvriers du Textile.

Rossel Montelimard devint alors le secrétaire du comité d’organisation pour la création de la Fédération nationale des ouvriers teinturiers et parties similaires.

Plusieurs chambres syndicales et syndicats (teinturiers et apprêteurs de Roubaix, teinturiers de Saint-Etienne, teinturiers de Calais, teinturiers de Troyes, teinturiers dégraisseurs de Marseille, teinturiers en soie de Paris, apprêteurs décatisseurs de la Seine, imprimeurs sur étoffes de Puteaux, teinturiers et apprêteurs de Reims...) donnèrent un accord de principe pour la création de cette fédération.

Finalement, le congrès constitutif eut lieu le 12 septembre 1903 à Paris et Rossel Montelimard devint secrétaire général de cette nouvelle fédération. Mais un certain nombre de syndicats et de chambres syndicales (Saint-Etienne, Roubaix, Lyon, Amiens, Reims...) restèrent finalement au sein de la Fédération du Textile.

Rossel Montelimard représenta plusieurs syndicats de sa fédération lors des congrès confédéraux de la CGT (de 1904 à 1910 inclus).

La Fédération nationale des ouvriers teinturiers vécut jusqu’à la fin des années 1910 puis intégra la Fédération du Textile.

Au cours des années 1909 et 1910, il fut le gérant de L’Action ouvrière, organe du Comité de l’union syndicaliste, qui prônait "un syndicalisme sans politique" et dont les autres principaux dirigeants furent : Eugène Guérard, Louis Niel , Auguste Keufer...

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article83595, notice MONTÉLIMARD Rossel, version mise en ligne le 7 juillet 2016, dernière modification le 7 juillet 2016.

Collaborations : La Revue syndicaliste (directeur A. Thomas), n° 1, 15 mai 1905. — L’Action ouvrière, n° 1, 1er octobre 1909. — Terre libre (rédacteur en chef Janvion), n° 1, 15 novembre 1909.

SOURCES : L’Ouvrier teinturier, organe officiel de la Chambre syndicale et d’appui moral des ouvriers teinturiers-dégraisseurs de la Seine, 1er, 3ème et 4ème trimestres 1903 (BNF, Gallica). — Comptes rendus des congrès confédéraux de la CGT de 1900 à 1910. — R. Brécy, Le Mouvement syndical, op. cit. — L’Action ouvrière, organe du Comité de l’union syndicaliste, années 1909 et 1910 (BNF, Gallica).

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