NOUREAU Émile

Par Alain Dalançon

Né le 7 juin 1883 à Rochefort (Charente-Inférieure, Charente-Maritime) ; ouvrier à l’Arsenal de Rochefort ; militant syndicaliste.

Fils de François Noureau, perceur, et d’Hortense Boiron, Émile Noureau était l’aîné d’une fratrie de six enfants, et travaillait comme son père à l’arsenal.

Il s’engagea pour trois ans en mars 1904 dans la 4e compagnie d’ouvriers de l’artillerie coloniale et participa à la campagne du Tonkin, de septembre 1905 à janvier 1907. Démobilisé en mars 1907, il reprit le travail à l’arsenal et il épousa le 12 octobre 1907 à Tonnay-Charente (Charente-Inférieure, Charente-Maritime) Anne, Angèle Parioleau. Ils eurent une fille, Marcelle, née en 1908 et résidaient en 1911 au 20, rue Pasteur à Rochefort.

Militant syndicaliste de la CGT, il fut élu secrétaire de la Bourse du Travail le 28 juillet 1911 (23 voix sur 27) et le resta jusqu’en novembre 1913. Il remplaçait A. Bouniot, du syndicat des employés, qui n’était resté secrétaire que de février à juin 1911. Furent élus en même temps que lui : Danton Gravouil, secrétaire adjoint, et Bonin, trésorier. Il était fiché en 1912 comme syndicaliste révolutionnaire antimilitariste à surveiller. Arthur Prévaudeau le remplaça en 1913.

Il représenta son syndicat, celui du bâtiment de Cognac et les Bourses de Cognac et de Rochefort au XVIIIe congrès national corporatif –12e de la CGT – tenu au Havre en septembre 1912.

Pendant la guerre 1914-1918, il resta affecté spécial. Dans les années 1920, il était vice-président de la la société de secours mutuels des ouvriers de la chaudronnerie du port de Rochefort er à ce titre, reçut des récompenses honorifiques en 1923 et 1929.

Retraité en 1927, au moment de la fermeture de l’arsenal, il se retira au village de Brizeau à Cabariot, près de Tonnay-Charente.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article83917, notice NOUREAU Émile par Alain Dalançon, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 1er octobre 2021.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. Nat. F7/ 13 567 et F7/ 13 600. — Arch. Dép. Charente-Maritime, 4M2/65 ; registre matricule. — Arch. UL-CGT de Rochefort. — Arch. mun. Rochefort (recensements, état civil). — JO. lois et décrets, 16 août 1923, 1er janvier 1929.

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