PETIT Louis, Jean

Par Roger Pierre.

Né et mort à Romans (Drôme) : 18 mai 1836-1911 ; ouvrier en chaussures ; syndicaliste et militant socialiste.

L. Petit avait été à Romans, « sous l’Empire, un des premiers champions de l’idée républicaine », et, en mai 1871, il préconisa « la marche du peuple de la province pour aller délivrer la Commune » (Le Prolétaire, n° 85, 1911).
Président de la première chambre syndicale des ouvriers de la chaussure constituée à Romans en 1872 et dissoute l’année suivante, élu au conseil municipal de Romans sur la liste radicale en 1882, il fut, en 1887, l’un des fondateurs du Groupe d’Études sociales de Romans et Bourg-de-Péage. Tête de liste du Comité socialiste révolutionnaire aux élections municipales de mai 1888, il ne fut réélu que le 19 octobre 1890 sur une liste de coalition républicaine ; il était qualifié bien à tort d’« anarchiste » par le rapport de police, alors que certains de ses camarades lui reprochaient son « opportunisme ». En 1892, il était membre du groupe romanais affilié au POF ; en 1893, il reconstitua le syndicat des ouvriers en chaussures et en devint secrétaire général.
Petit quitta par la suite le groupe guesdiste pour s’affilier en 1900 au groupe socialiste indépendant adhérant à la Fédération socialiste autonome Drôme-Ardèche (Parti socialiste français) et dont il fut en 1904 un des trois candidats sur la liste de « l’Union des forces radicales et socialistes » élue au second tour des élections municipales de Romans. Il devint premier adjoint. Il tenait alors un café à Romans ; très populaire dans sa ville et à Bourg-de-Péage, il mourut à l’âge de soixante-quinze ans, après avoir milité sans éclat, mais avec persévérance, pendant plus de quarante ans, dans le mouvement ouvrier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article84310, notice PETIT Louis, Jean par Roger Pierre., version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

Par Roger Pierre.

SOURCES : Arch. Dép. Drôme M 2 049, 10 M 18, 13 M 263-265. — Le Socialiste de la Drôme (1893). — Le Prolétaire, (n° 85, 1911).

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