PRÉVERAUD Bernard, Honoré

Par notice complétée par Gauthier Langlois

Né et mort au Donjon (Allier) : 7 novembre 1823-11 août 1920 ; avocat et agriculteur ; socialiste ; député.

Il avait épousé Jeanne Bouillet, dont il avait eu une fille, Jeanne, née au Donjon en 1849.

Maire du Donjon en 1848, Préveraud résista au coup d’État de 1851, et, condamné par contumace à la peine de mort, se réfugia en Belgique, puis à Jersey avec sa femme et sa fille. Pour vivre il se fit négociant à Saint-Hélier. Il eut le malheur d’y perde sa fille, décédée le 28 avril 1854. En 1855 il était installé dans la paroisse de Saint-Sauveur.

Il fit partie des 36 proscrits qui signèrent, le 17 octobre 1855, la protestation rédigé par Victor Hugo contre l’expulsion de Jersey de Charles Ribeyrolles, du colonel Louis Pianciani et de Philippe Thomas. Cette signature lui valu, comme tous les autres, l’expulsion de l’île. Il s’installa alors à Guernesey où Victor Hugo, dont il avait sauvé les manuscrits, lui témoigna son amitié. Il rentra en France en 1859, après l’amnistie.

Préveraud fut maire du Donjon après le 4 septembre 1870. Il échoua aux élections législatives de 1881, mais fut élu député de Lapalisse (Allier) l’année suivante ; il siégea à l’extrême gauche ; Victor Hugo avait fait publier dans toutes les communes de la circonscription un appel en sa faveur. Il fut réélu en 1885, mais ne se représenta pas en 1889. Il fut candidat socialiste au conseil général en 1913 — il avait adhéré au Parti SFIO en 1910.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article84643, notice PRÉVERAUD Bernard, Honoré par notice complétée par Gauthier Langlois, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 28 août 2020.

Par notice complétée par Gauthier Langlois

SOURCES : G. Rougeron, Les Consultations politiques dans le département de l’Allier. Le Personnel politique bourbonnais (1789-1963), Moulins, 1964, p. 142. — Archives de l’Oise, Album Asplet. — Victor Hugo, Œuvres complètes de Victor Hugo. Actes et paroles. 2 publiées par Paul Meurice, puis par Gustave Simon, 1937-1940, p. 123-125. — Charles Hugo, Les Hommes de l’exil, Paris, A. Lemerre, 1875.

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