SARRAUTE Joseph

Par Gilles Candar, Julien Chuzeville, Justinien Raymond

Né le 21 mars 1874 à Carcassonne (Aude), mort le 7 mai 1942 à Paris (VIe arr.) ; étudiant puis avocat ; militant socialiste, puis radical socialiste, à Toulouse (Haute-Garonne) et à Paris.

Joseph Sarraute milita au POF, au cours de ses études de droit à Toulouse, puis à Paris (1895). Il fit partie du Groupe des étudiants collectivistes, aux côtés notamment de Jean Longuet. Il collabora au Socialiste à partir de juin 1895, et dirigea la revue La Jeunesse socialiste à partir de novembre 1895. Il participa au congrès national de 1897 à Paris. Il quitta le POF lors de l’affaire Millerand, en 1899.

Il fut délégué aux congrès des salles Japy (1899) et Wagram (1900) par le Groupe des étudiants de Paris rattaché à la FSR, un des groupements de socialistes indépendants. Il écrivit dans La Revue socialiste à partir de mars 1900.
Il figura parmi la délégation de la Seine au congrès de Lyon (1901) et fut délégué de la Seine au congrès du PSF à Bordeaux (1903). À ce dernier congrès, il prononça un discours publié par La Revue socialiste (n° 221, mai 1903, p. 530-537) et auquel répondit notamment Jaurès dans son propre discours.

Docteur en droit avec une thèse sur la limitation légale de la durée du travail en Allemagne (Paris, 1899), Sarraute était devenu un très proche collaborateur professionnel et politique d’Alexandre Millerand ; en 1902, il était membre de son cabinet de ministre.
Encore candidat sous l’étiquette radicale-socialiste à Toulouse aux élections législatives de 1910, où il obtint 654 voix (moins de 3,8 % des suffrages exprimés) face notamment au socialiste Albert Bedouce et au radical Paul Feuga, il retira sa candidature au 2e tour.

Toujours associé à Millerand, il poursuivit une carrière d’avocat. En juillet 1922, il publia un article dans la Revue des deux mondes intitulé « La présidence de la République », que Léon Blum commenta de façon critique dans Le Populaire du 15 juillet 1922.

Joseph Sarraute se suicida pendant l’Occupation, en 1942. Il était veuf de Lise (ou Élisabeth) Lourié. Il fut aussi le beau-père de l’écrivaine Nathalie Sarraute.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article85447, notice SARRAUTE Joseph par Gilles Candar, Julien Chuzeville, Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 7 octobre 2021.

Par Gilles Candar, Julien Chuzeville, Justinien Raymond

ŒUVRE : Limitation légale de la durée du travail en Allemagne, Paris, Larose, 1899 (thèse de doctorat de droit). — Socialisme d’opposition, socialisme de gouvernement et lutte de classe, Paris, 1901.

SOURCES : Comptes rendus des congrès. — Cl. Willard, Les Guesdistes, op. cit., p. 644. — La Petite République, 6 février 1902. — Le Populaire, 18 mars 1931. — Le Matin, 9 mai 1942. — État civil de Paris.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable