TANGER Albert (LE MENAGE Léon, dit)

Par Justinien Raymond

Né le 18 août 1874 à Paris, mort le 23 décembre 1910 à Paris (XIe arr.) ; employé ; militant des Jeunesses socialistes du CRC puis du PSR ; militant du Parti socialiste SFIO.

Photographie d’Albert Tanger dans Le Socialiste du 1er janvier 1911.

Albert Tanger, de son vrai nom Léon Le Ménagé, n’avait pas vingt ans quand, employé à l’Hôtel de Ville de Paris, il connut Pierre Dormoy et adhéra aux idées socialistes. Dans l’Indre où il vécut un temps, il fonda un petit journal de combat. En 1897, sous l’influence de Louis Dubreuilh, il entra au CRC, devenu ensuite le Parti socialiste révolutionnaire (PSR). Il se donna à la lutte dreyfusarde avec toute l’ardeur de son tempérament et en fut marqué : il devint violemment antimilitariste.
Alors, avec Dormoy, il s’adonna à la création des premiers groupes de jeunesses socialistes. En octobre 1899, il était le secrétaire de la Fédération des groupes de jeunesses qui adhéraient au PSR. Au congrès de Paris, salle Japy (décembre 1899), il représenta les groupes de Jeunesses socialistes affiliés au PSR de Bourges (Cher) et d’Issoudun (Indre). Il lança Le Conscrit, journal antimilitariste, dont le premier numéro parut en janvier 1900. La Fédération des Jeunesses socialistes étant mise sur pied, il publia, sous le titre Contre le Fratricide, un vade mecum destiné à ses adhérents.
Après sa semaine de travail, il consacrait ses dimanches à la propagande, à Paris, en province, notamment en Saône-et-Loire, dans le Pas-de-Calais et les Deux-Sèvres. En février 1900, il était membre de la commission administrative du PSR. Il représenta le Nord et la Seine au congrès socialiste de Lyon (1901). Il se prononça contre Millerand lors de son entrée au gouvernement et, avec les blanquistes, adhéra au Parti socialiste de France en 1901 et participa à son congrès de Lille (1904). Il fut secrétaire de la fédération de la Seine du PSdF.
Après 1905, il appartint à la CAP de la SFIO, de 1906 à sa mort, et fut membre du conseil d’administration de l’Humanité quand ce journal devint la propriété des organisations ouvrières. Il représenta la fédération de la Seine aux congrès d’unité de Paris (avril 1905), Limoges (1906), Toulouse (1908) et celle du Var à Nîmes (février 1910).
A. Tanger fut incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 26 décembre 1910.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article85810, notice TANGER Albert (LE MENAGE Léon, dit) par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 23 novembre 2022.

Par Justinien Raymond

Photographie d’Albert Tanger dans Le Socialiste du 1er janvier 1911.

ŒUVRE : A. Tanger collabora aux journaux suivants : Le Conscrit. — Le Petit Sou. — Le Socialiste, hebdomadaire du PS de France, puis de la SFIO. — Il publia en 1909 la brochure Vers la régie directe, qui était le sixième volume des Cahiers du socialiste.

SOURCES : Hubert-Rouger, Le Parti socialiste en France, op. cit., pp. 34-35 ; 104-105. — La Petite République, 31 octobre et 31 décembre 1899, 5 février 1900. — L’Aurore, 23 novembre 1899. — Le Socialiste, 20 juin 1909. — L’Humanité, 24, 25, 26 et 27 décembre 1910. — État civil de Paris. — Notes de Julien Chuzeville.

ICONOGRAPHIE : Paul Louis, Le Parti socialiste en France, p. 34.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément