TRUCHARD Marius [TRUCHARD André, Marius]

Par Claude Pennetier, Guillaume Davranche

Né le 21 mars 1889 à Vienne (Isère), mort le 23 août 1970 à Passy (Haute-Savoie). Ajusteur ; infirmier ; anarchiste individualiste.

Fils d’un tisseur et d’une couturière, Marius Truchard vivait à Bourges (Cher) en 1908, chez la mère d’Achille Légeret]. Il fut infirmier à l’Hospice de Mehun-sur-Yèvre, de janvier 1909 à avril 1910, et militait aux Jeunesses syndicalistes.

Il travailla ensuite comme ajusteur dans la Seine et participa à la réorganisation du Libertaire (voir Pierre Martin) en septembre 1910. Puis il se lia à l’équipe du journal l’Anarchie.

En 1911, il fut compromis dans l’affaire des Jeunes gardes révolutionnaires avec les militants de la Guerre Sociale (Merle, Almereyda...). Le 31 mai 1911, il participa à une opération coup-de-poing des Jeunes Gardes à la prison Saint-Lazare, pour la libération de Madeleine Marc. Il fut arrêté par la police, mais bénéficia d’un non-lieu.

Le 20 juillet 1911, il participa à la séquestration de Lucien Métivier, démasqué publiquement comme mouchard. Suite à cela la police le rechercha, mais il se cacha en Belgique. Avec Almereyda, Dulac et Merle, il fit sa réapparition le 5 octobre au tribunal où étaient jugés Tissier, Goldsky et Dolié. Tous les prévenus furent acquittés.

Quelques jours plus tard, Truchard rentra à Mehun-sur-Yèvre (Cher) retrouver son épouse, et se disputa violemment avec Achille Légeret, qu’il soupçonnait de lui faire la cour. Légeret se saisit alors d’un revolver et tenta de se suicider, mais se rata. Truchard quitta alors la région.

Inscrit au Carnet B du Cher le 27 mars 1909, il fut radié le 1er mai 1914.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article86133, notice TRUCHARD Marius [TRUCHARD André, Marius] par Claude Pennetier, Guillaume Davranche, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 3 juillet 2021.

Par Claude Pennetier, Guillaume Davranche

SOURCES : Arch. Dép. Cher, 25 M 46 et 132. — CAC Fontainebleau 19940437/art337 (dossier Henry Combes) — Le Petit Parisien du 1er juin, du 7 juillet, 6 octobre et 17 octobre 1911.

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