FAVRAIS Étienne, Martin >

Par Justinien Raymond

Né à Paris en 1856 ; ouvrier boulanger ; secrétaire du syndicat des ouvriers boulangers de la Seine puis directeur de l’École professionnelle de la Boulangerie ; Chef du chantier de Rueil de la CTF.

Militant syndicaliste actif, Favrais, dès 1884, fut le porte-parole de sa corporation pour répondre à l’enquête parlementaire portant sur la situation ouvrière en France. Secrétaire des ouvriers boulangers de la Seine, il milita par la parole et par la plume (durant l’année 1892, il donna une série d’articles au Prolétaire de P. Brousse). Par la suite, il fut porté à la direction de l’École professionnelle de la boulangerie à Paris. Favrais fut également le chef du chantier de Rueil (Seine-et-Oise) de la Chevalerie du Travail constitué le 5 mai 1895.
Ce militant fut également actif dans le mouvement socialiste. En mai 1892, aux élections municipales de Versailles, il figura sur la liste conduite par Émile Hébert. En 1896, il était trésorier de l’Union fédérative du Centre. L’année suivante, en juillet, au congrès du POF tenu à Paris, un délégué se nommait Favrais — y a-t-il identité ? E. Favrais fut candidat aux élections législatives de mai 1898 dans la troisième circonscription de Versailles et recueillit 2 032 voix. En septembre de cette même année, il adhéra à l’Alliance socialiste révolutionnaire de Seine-et-Oise qui fédéra les divers groupements socialistes ; elle prit ensuite le nom de Fédération socialiste révolutionnaire. Il fut candidat de la FTS aux élections municipales dans le quartier Palais-Royal (Paris, Ie arr.) en 1898 où il obtint 4,35 % des voix au 1er tour et 1,40 % au second, en 1900 dans le quartier Montparnasse (Paris, XIVe arr.) il obtint 2,36 % des voix.
Favrais fut délégué aux congrès de Paris, salle Japy (1899) et salle Wagram (1900). À Japy, il représentait, outre Versailles, le groupe socialiste révolutionnaire de Bougival et le syndicat des boulangers de la Seine ; à Wagram, le groupe d’études sociales de Villeneuve-Triage ; il était en outre délégué d’Indre-et-Loire. Comme délégué de Seine-et-Oise, il participa au congrès de Lyon (1901).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article86778, notice FAVRAIS Étienne, Martin > par Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

Par Justinien Raymond

SOURCES : Comptes rendus des congrès de Japy et de Wagram. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes III, op. cit., p. 247. — M. Dommanget, La Chevalerie du Travail française, 1893-1911, Lausanne, 1967, pp. 303-307. — Michel Offerlé, Les socialistes et Paris, 1881-1900. Des communards aux conseillers municipaux, thèse de doctorat d’État en science politique, Paris 1, 1979.

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