FONTENOT Henri

Par Jean-Noël Dutheil

Né le 10 janvier 1871 à Fourchambault (Nièvre), mort le 8 février 1907 à Fourchambault ; ajusteur à l’usine Saint Jacques de Montluçon (Allier) ; secrétaire de l’Union des Ouvriers Métallurgistes de Montluçon 1898-1900 ; trésorier du groupe anarchiste de Montluçon en 1905.

Fils d’un journalier. Selon le registre matricule, à vingt ans, aîné d’une veuve, domicilié à Montluçon, Henri Fontenot habita 202 rue de la République à Montluçon. Le 12 mars 1900, il épousa Gabrielle Poirier, son témoin de mariage fut son ami Stéphane Létang. Il eut deux filles : Georgette et Clémentine. En juin 1897, trouvant que l’on fait trop de politique au sein de l’Union Similaire de la Métallurgie, il fit partie des « syndicalistes purs » qui firent scission. Ils créèrent l’Union des Ouvriers Métallurgistes (siège Cour de l’Ecu) qui se rapprocha de la CGT. Henri Fontenot assista comme délégué au XIe congrès national corporatif — 5e de la CGT — tenu à la Bourse du Travail de Paris en septembre 1900, il y représenta la fédération des syndicats de Montluçon
Jean Dormoy combattit cette organisation comme étant l’œuvre de Stéphane Létang : « Les promoteurs de ce mouvement qui déclaraient que la politique serait bannie de leurs réunions…par derrière prêchaient l’abstention dans tous les cas de consultation de suffrage universel se solidarisant ainsi avec les anarchistes… un plan de campagne contre la municipalité socialiste. »
À partir de juin 1902, les discussions s’engagèrent en vue de la réunification des métallurgistes de Montluçon, elle se fit autour des deux principaux syndicats de la région : l’Union des Ouvriers Métallurgistes (siège Cour de l’Écu) et l’Union Syndicale des Ouvriers de l’usine Saint Jacques, en signe d’apaisement, le Conseil syndical de l’Union syndicale des ouvriers de Saint Jacques proposa sa candidature au poste de délégué au Fonds de Secours de l’usine (18 mai 1902). Le 1er janvier 1903, la nouvelle structure prit le titre d’Union Centrale des Ouvriers Métallurgistes de Montluçon et compta 1 853 adhérents.
Trésorier du groupe anarchiste de Montluçon en 1905, il entra en désaccord avec le libertaire Antoine Bonnat qui souhaitait utiliser les fonds de la Bourse du Travail au profit de l’anarchiste Louis Grandidier qui faisait une tournée de propagande. Grandidier avait organisé le groupe de Montluçon.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article86924, notice FONTENOT Henri par Jean-Noël Dutheil, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 11 avril 2020.

Par Jean-Noël Dutheil

SOURCES : Arch. Dép. Allier, 1M286/a 4M2031 10M289 1R669. — Arch. de l’IHS-CGT de l’Allier, registre de délibérations de l’Union Syndicale des ouvriers de Saint Jacques 1900-1902. — Note du Maitron. — Presse Le Socialiste de l’Allier , 22 avril 1900.

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