KRAUSS Philippe

Par Maurice Moissonnier, Justinien Raymond

Né à Lyon (Rhône) le 14 janvier 1864 ; mort à Bron (Rhône) le 1er octobre 1904 ; employé, puis représentant de commerce ; militant et député socialiste du Rhône.

Malgré la brièveté de sa vie, Ph. Krauss a joué un rôle dans l’implantation du socialisme à Lyon. Entré jeune comme employé dans une maison de commerce, il en devint le représentant. Admis dans les premiers groupes socialistes adhérents du POF, il fut un des premiers à pénétrer à l’Hôtel de Ville en 1896 comme conseiller municipal et fut un propagandiste zélé.
Aux élections législatives de 1898, membre du conseil fédéral du POF dans le Rhône, il fut candidat dans le Ve arr. de Lyon, et recueillit 2 227 voix ; il fut élu au scrutin de ballottage. En 1898-1899, il siégea au conseil national du POF. Au premier congrès général des organisations socialistes françaises à Paris, salle Japy (décembre 1899), il représenta les groupes d’études sociales de l’Arbresle et de la Chaumière, adhérents du POF, mais il vota en faveur de la participation ministérielle et, en février 1900, il fut exclu du Parti. Aussi est-ce comme socialiste indépendant que Krauss fut réélu, au second tour de scrutin, en 1902. Au premier tour, il avait obtenu 3 789 voix contre 161 au candidat du POF. Au Parlement, Krauss s’attacha à la défense des intérêts des ouvriers tisseurs lyonnais qui l’avaient élu. Il mourut au cours de sa seconde législature. En 1900 Krauss avait assisté au congrès de la salle Wagram à Paris et en 1902 au congrès du PSF à Tours.
Ses obsèques civiles se déroulèrent au cimetière de la Croix-Rousse le 3 octobre 1904.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87118, notice KRAUSS Philippe par Maurice Moissonnier, Justinien Raymond, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

Par Maurice Moissonnier, Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Ass. Nat., dossier biographique. — Arch. Dép. Rhône, 4 M 167. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes III, op. cit., pp. 493 et 506. — L’Humanité, 3 et 5 octobre 1904.

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