GIFFARD Jacques, Armand, Roger

Par Jean-François Poujeade

Né le 25 avril 1927 à Joigny (Yonne), mort le 15 mai 2018 à Auxerre (Yonne) ; instituteur ; conseiller d’orientation, directeur de CIO puis inspecteur de l’orientation scolaire et professionnelle ; militant PSU de Saône-et-Loire ; secrétaire fédéral du PSU de Saône-et-Loire de 1964 à 1967.

Originaire d’une famille de modestes fonctionnaires non politisés, Jacques Giffard est élève de l’École normale d’Auxerre de 1945 à 1949. Cependant son acte de naissance présente son père comme employé de banque et sa mère comme couturière. Nommé à Saint-Brancher (Yonne) puis à Guillon (Yonne) de 1950 à 1956, il fut alors admis à l’Institut de formation des conseillers d’orientation (INETOP) de Paris. Il fut affecté au Centre d’orientation de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) en 1958, il en devint directeur en 1965.

C’est dans cette ville minière qu’il adhéra à la SFIO peu de temps avant la création du PSA au sein duquel il fit de la lutte contre le gaullisme et pour la paix en Algérie son principal combat politique. Délégué au congrès national de création du PSU, il prône sur le terrain une ligne clairement laïque et novatrice. Il fut élu secrétaire fédéral du PSU de Saône-et-Loire en 1964 et assuma également la fonction de président de l’Amicale des locataires HLM de Montceau-les-Mines. Il fut candidat sur la liste SFIO/PSU qui se présenta aux élections municipales de 1965 contre le sortant, P.-F. Mazuez alors divers gauche (Jacques Giffard avait milité pour une liste PSU autonome).

Nommé en 1967 au rectorat de l’académie à Dijon (Côte-d’Or), il participa, avec sa famille, au combat politique de 1968 et contribua à l’animation des structures locales du PSU jusqu’en 1970 date à laquelle il fut affecté sur le plan professionnel en qualité de chargé d’études à la création du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ). Il rejoignit ensuite la Direction de l’Orientation et de la Formation Professionnelle du ministère de l’Éducation nationale où il fut chargé de créer et d’animer des actions éducatives spécifiques en faveur de publics adultes en difficulté d’insertion sociale et professionnelle (notamment des jeunes sortis en échec du système scolaire).

Nommé en 1979 inspecteur de l’Orientation scolaire et professionnelle, il fut chargé en 1981 par le cabinet ministériel d ’Alain Savary de suivre et de faciliter la création des projets d’implantation de lycées autogérés proposés par Gabriel Cohn-Bendit tel celui de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

En retraite depuis fin 1983, après avoir milité politiquement jusqu’à la disparition du PSU, notamment à Longjumeau (Essonne) où il résida, et avoir également été adhérent du Syndicat national des instituteurs et institutrices (SNI) à partir de 1950 puis du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES), il exerça pendant deux mandatures les fonctions de conseiller municipal chargé de l’animation culturelle de Lechères près Agremont dans l’Yonne, où il s’était retiré.

Il avait épousé Yvette Angèle Poncet à Sermizelles (Yonne) en juillet 1949.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87164, notice GIFFARD Jacques, Armand, Roger par Jean-François Poujeade, version mise en ligne le 11 avril 2010, dernière modification le 28 juillet 2021.

Par Jean-François Poujeade

SOURCES : Courriers de Jacques Giffard à l’auteur, 7 janvier 2009 et 22 février 2010. — Entretien téléphonique avec Jacques Giffard, 19 février 2010. — Archives ADIAMOS 71. — État civil.

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