GUIRAUD Ferdinand

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Né le 24 décembre 1897 à La Blaquière-Cendras (Gard), mort le 7 mai 1968 ; ouvrier mineur ; militant socialiste puis communiste ; premier adjoint au maire de Saint-Ambroix (Gard) en 1919  ; secrétariat général de l’UD-CGT.

Au lendemain de la guerre, dont il était revenu avec la Croix de guerre et une haine du militarisme, Ferdinand Guiraud se rallia au Parti socialiste puis communiste et fut admis, en 1924, vraisemblablement, comme élève à l’École léniniste de Bobigny.

Secrétaire de l’Union locale CGTU d’Alès, il participa les 4 et 5 avril 1925 au congrès de l’UD-CGTU qui se tint à Saint-Ambroix. Trente-quatre syndicats étaient représentés par quarante-deux délégués. Étaient également représentés les UL unitaires d’Alès et de Nîmes ainsi que l’Union révolutionnaire. À l’appel lancé par l’UD unitaire aux confédérés, seul avait répondu le syndicat CGT des gaziers de Beaucaire. Bourneton présenta le rapport moral et Chastagnier délégué de l’Union révolutionnaire présida une des séances. Le bureau de l’UD, élu à l’unanimité moins deux voix et une abstention, fut ainsi composé : Guiraud secrétaire, Gilbert et Bourneton secrétaires adjoints, A. Martin trésorier, L. Pardonnet trésorier adjoint.

En 1927, il fut placé à la tête de l’Union régionale de Béziers qui groupait les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Hérault et le Gard. Il participa au IIIe congrès de l’ISR.

Membre du Parti communiste, Ferdinand Guiraud était, en 1932, secrétaire de la cellule des Jeunesses communistes de La Blaquière-Cendras qui comptait cinq adhérents. Il était toujours secrétaire permanent de la Xe région unitaire.

Envoyé en 1935 à Limoges (Haute-Vienne) pour prendre la direction de l’Union régionale CGTU, il devint secrétaire adjoint de l’UD à la réalisation de l’unité syndicale, le secrétaire général étant Armand Masbatin. Mobilisé en 1939, Guiraud fut affecté spécial à la poudrerie de Sorgues (Vaucluse) mais son passé politique et syndical le fit envoyer au 27e TM à Avignon. À sa démobilisation il revint à Limoges.

Il entra bientôt dans la clandestinité, vivant tour à tour à Nîmes, Nice, Grenoble, Lyon, et fit partie de la direction communiste clandestine de la zone sud ainsi que la direction syndicale. À la Libération, il revint à Limoges et assura jusqu’en avril 1968 le secrétariat général de l’UD-CGT. Les militants le désignèrent alors comme président de l’UD. Il mourut quelques jours plus tard et fut inhumé à Alès.

Ferdinand Guiraud, marié, était père de deux enfants, une fille Renée et un fils André.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87202, notice GUIRAUD Ferdinand par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 1er avril 2010, dernière modification le 12 janvier 2019.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

SOURCES : RGASPI, 495 270 741. — Arch. Nat. F7/12985, rapport du 10 avril 1925 et F7/13130, année 1932. — Le Travailleur du Languedoc, 1931. — Note d’Antoine Perrier. — Ferdinand Guiraud, 1897-1968, plaquette de 20 pages publiée en 1969 par l’UD-CGT.

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