GOUILLARD Paul, Alfred, Jean

Par Jacques Girault, Alain Prigent

Né le 4 juillet 1926 à Nantes (Loire-Inférieure), mort le 31 août 2013 à Nantes ; instituteur ; militant syndicaliste du SNI ; militant communiste ; conseiller municipal et adjoint au maire de Couëron (Loire-Atlantique).

Fils d’un employé de bureau d’origine protestante mais non pratiquant, devenu magasinier dans une entreprise d’électricité, syndiqué à la CGT, Paul Gouillard, dont la mère était catholique non pratiquante, entra à l’École normale d’instituteurs de Savenay. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, élève-maître aux lycées d’Angers puis de Nantes, il obtint le baccalauréat « philosophie ». Nommé instituteur à l’aérium de la Tumelière (Maine-et-Loire), il enseigna par la suite dans des postes en Loire-Inférieure avant de s’installer à Couëron où il resta jusqu’au début des années 1970. Il termina sa carrière comme directeur d’école à Nantes. Il pratiqua les méthodes pédagogiques de l’Ecole moderne (Freinet).

Paul Gouillard adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1948 et à la FEN-CGT dont il fut membre du bureau départemental en octobre 1951. Secrétaire de la commission des jeunes en octobre 1952, il devint membre du conseil syndical de la section départementale du SNI de 1947 (selon son témoignage) ou de 1956 (selon la presse) à 1972. Il dirigea des colonies de vacances dans les années 1950.

Il effectua son service militaire comme caporal dans un régiment d’infanterie (novembre 1947-décembre 1948). Il se maria en décembre 1953 à Nantes. Le couple eut quatre enfants.

Paul Gouillard adhéra aux Jeunesses communistes en décembre 1944 et participa aux festivals mondiaux de la jeunesse en Autriche, à Prague et à Berlin (1951). Il adhéra au Parti communiste français à Angers en novembre 1946. Secrétaire de sa cellule au retour à la vie civile en 1949, il devint membre du secrétariat de la section communiste de Basse-Indre en octobre 1951. Il participa au stage organisé par le PCF pour les instituteurs communistes (juillet 1953). Au début des années 1970, il participa à l’école d’un mois du PCF.

Il entra au comité de la fédération communiste en 1952 et y demeura jusqu’en 1969. Il serait devenu membre du bureau fédéral en 1957, selon son témoignage. Selon les archives du PCF, il entra directement au bureau de la fédération communiste en 1952 et y demeura jusqu’en 1976, responsable de la commission fédérale de l’enseignement et de la défense laïque au début des années 1960. Il milita dans le PCF jusqu’en 1990 puis s’en éloigna.

Paul Gouillard fut candidat en 1961 et en 1967 au Conseil général dans le canton de Saint-Etienne-Montluc. Suppléant du candidat communiste aux élections législatives de 1958 dans la sixième circonscription (Saint-Nazaire), il le fut à nouveau en 1962, en 1967, en 1968, en 1973.

Candidat aux élections municipales à Couëron, il fut élu en 1953 et fut renouvelé comme adjoint au maire socialiste, délégué à l’enseignement jusqu’en 1971. Il conduisait la liste communiste aux élections municipales en 1971 qui fut battue par la liste du maire socialiste sortant.

Tout au long de la période, Paul Gouillard fut membre du conseil d’administration de l’amicale laïque de Couëron. Secrétaire général adjoint au début des années 1960, il fut le secrétaire du Comité départemental d’action laïque du début des années 1960 au début des années 1970.

Membre de la Fédération des Amicales Laïques depuis 1946, élu au conseil d’administration en 1957, il était directeur de colonies de vacances, et devint vice-président de la Fédération des Amicales laïques de Loire-Atlantique. Il en était le président d’honneur à partir de 2001. Il participa à de nombreuses réunions des instances dirigeantes de la Ligue de l’Enseignement.

Ses obsèques civiles se déroulèrent au cimetière de Saint-Jean-de Monts (Vendée).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87307, notice GOUILLARD Paul, Alfred, Jean par Jacques Girault, Alain Prigent, version mise en ligne le 5 avril 2010, dernière modification le 25 juillet 2021.

Par Jacques Girault, Alain Prigent

SOURCES : Arch. com. Couëron (Michelle Cremet). — Archives du comité national du PCF. —Presse syndicale. – Témoignage enregistré en 1995 au Centre d’histoire du travail de Nantes. – Notes de Catherine Dutheil (Département de sociologie, Université de Nantes).

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