SONTAG Auguste

Par Claude Pennetier, Léon Strauss

Né le 28 septembre 1915 à Wintzenheim (Haut-Rhin), guillotiné le 1er juin 1943 à Stuttgart (Allemagne) ; instituteur ; militant communiste ; résistant.

Auguste Sontag
Auguste Sontag
Communiqué par Françoise Olivier-Utard

Fils d’un ouvrier métallurgiste et d’une couturière, Auguste Sontag, originaire de Wintzenheim, germanophone, fit sa scolarité à l’école primaire supérieure, puis à l’École normale d’instituteurs et obtint le brevet supérieur. Pendant son service militaire, il fut « rayé d’office » du peloton des élèves officiers de réserve au 27e de Dijon (Côte-d’Or) « parce qu’indésirable du point de vue politique ».
Lecteur de l’Humanité en 1932, auditeur d’un Cercle de culture marxiste, il adhéra aux Jeunesses communistes et au Parti communiste en 1932, fut secrétaire à la propagande, et au Parti communiste en 1934. Il collabora à l’Humanité de Strasbourg (Bas-Rhin).
Instituteur à Réguisheim (Haut-Rhin), membre du Syndicat national des instituteurs (SNI) avant 1940, Auguste Sontag était membre du comité local de Front populaire d’Ensisheim et du Secours populaire.
Arrêté le 25 mai 1942, interné au camp de Schirmeck-Vorbrück (Bas-Rhin), il fut condamné à mort le 23 janvier 1943 par le Volksgerichtshof siégeant à Strasbourg, en même temps que René Birr, cheminot, vingt ans, Eugène Boeglin, instituteur, trente ans, et Adolphe Murbach, ouvrier, quarante ans. Ils furent guillotinés à la prison de Stuttgart le 1er juin 1943, puis inhumés dans un charnier à Heidelberg.
Son nom a été donné à une rue de Wintzenheim.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article8735, notice SONTAG Auguste par Claude Pennetier, Léon Strauss, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 17 octobre 2017.

Par Claude Pennetier, Léon Strauss

Auguste Sontag
Auguste Sontag
Communiqué par Françoise Olivier-Utard
Première page des son autobiographie communiste d’institution

SOURCES : RGASPI, Moscou, 495 270 6102, autobiographie, 20 janvier 1939, classée AS. – Maurice Choury, Les Cheminots dans la Bataille du rail, Paris, Librairie académique Perrin, 1970, p. 88. – État civil.

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