GRANGE Gaston

Par Jacques Girault, Roger Martin

Né le 26 juillet 1914 à Lyon (IVe arr., Rhône), mort le 30 novembre 2004 à Lyon (VIIe arr.) ; instituteur ; militant syndicaliste du SNI (École émancipée) dans le Rhône.

Congrès de la FEN  (novembre 1962) à la Mutualité, Yves Thomas à gauche, Gaston Grange au centre et Paul Duthel à droite. Derrière Alfred Sorel.
Congrès de la FEN (novembre 1962) à la Mutualité, Yves Thomas à gauche, Gaston Grange au centre et Paul Duthel à droite. Derrière Alfred Sorel.
Collection privée Yves Thomas, photo transmise par Alain Prigent.

Fils d’un employé et d’une papetière, Gaston Grange, entra à l’École normale d’instituteurs de Lyon en 1930 et adhéra au Syndicat national trois ans plus tard. Instituteur dans le Rhône, abonné à L’École émancipée depuis 1933, membre des « Amis de L’École Émancipée » en 1937, il siégea à la commission des jeunes du Syndicat national des instituteurs en 1938-1939 et fut délégué au congrès national de Nantes en 1938. Il fut déplacé en 1940 par le gouvernement de Vichy de l’école de Lyon-Gerland à celle de Saint-Jean d’Ardières.

Il se maria à Lyon (Ier), en juillet 1939.

Après la guerre, Gaston Grange fut un des dirigeants du SNI dans le Rhône dirigé par les militants de L’École émancipée jusqu’en 1963. Il fut conseiller syndical de 1951 à 1971 et exerça diverses responsabilités : secrétaire aux affaires corporatives (1955-1957), secrétaire général de la section (1957-1958), secrétaire aux affaires sociales (1959-1960), secrétaire aux affaires laïques (1960-1961), enfin, à nouveau, secrétaire général (1961-1963). Délégué au congrès national du SNI, il intervint dans la discussion du rapport moral, le 18 juillet 1957. Il reprocha au bureau national d’avoir fait de la question laïque une question parlementaire et non pas une question de gouvernement. Il annonça qu’il voterait contre le rapport moral. Deux jours plus tard, il était membre du bureau comme assesseur de la séance consacrée à la question pédagogique « les classes terminales ».

Lors de la réunion du comité national du SNI, le 23 décembre 1957, il intervint sur la plateforme revendicative et développa les analyses de la tendance « École émancipée ». Lors du congrès du SNI de Brest en juillet 1958, il consacra ses critiques du rapport moral sur les attaques contre la laïcité qu’on ne devait pas, comme le faisait la majorité du syndicat, dissocier de l’action sociale. Il intervint pour critiquer le rapport moral lors du congrès national du SNI, le 4 juillet 1961. Selon lui, la politique de la majorité a divisé les personnels et rendra difficile la reprise de « la lutte pour améliorer la situation des jeunes ». Le 22 décembre1961, il fut candidat au bureau national du SNI sur la liste « Pour un syndicalisme révolutionnaire. Programme des Amis de L’École émancipée » sur la liste conduite par Paul Duthel, en septième position. Il fut assesseur de la deuxième séance de la réunion du conseil national du SNI, le 12 avril 1962. Dans son intervention au congrès de Toulouse, le 13 juillet 1962, dans la discussion du rapport moral, il critiquait fortement l’action du bureau national qui avait encouragé les comportements corporatistes et notait que la situation des instituteurs ne s’améliorait pas. En novembre 1963, il signa le texte programme pour élection au bureau national du SNI : « Pour un syndicalisme révolutionnaire : Programme des Amis de l’École émancipée ».

En outre, de 1951 à 1963, Gaston Grange siégea à la commission administrative départementale de la FEN et en fut le co-secrétaire général avec Jean Colombel de 1961 à 1963.

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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87362, notice GRANGE Gaston par Jacques Girault, Roger Martin, version mise en ligne le 7 avril 2010, dernière modification le 24 juillet 2021.

Par Jacques Girault, Roger Martin

Congrès de la FEN (novembre 1962) à la Mutualité, Yves Thomas à gauche, Gaston Grange au centre et Paul Duthel à droite. Derrière Alfred Sorel.
Congrès de la FEN (novembre 1962) à la Mutualité, Yves Thomas à gauche, Gaston Grange au centre et Paul Duthel à droite. Derrière Alfred Sorel.
Collection privée Yves Thomas, photo transmise par Alain Prigent.

SOURCES : l’Ecole libératrice.

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