GRAPPE Étienne, Augustin

Par Jacques Girault

Né le 30 novembre 1908 à Sablons (Isère), mort le 2 mai 1981 à Clelles (Isère) ; instituteur ; militant communiste ; maire de Saint-Martin-d’Hères (Isère) de 1959 à 1971.

Étienne Grappe, orateur dans un meeting, debout derrière le micro, avec Jean Giard, à sa droite, cigarette aux lèvres, et Antoine Ségura, secrétaire de la section communiste, à sa gauche,  en 1967
Étienne Grappe, orateur dans un meeting, debout derrière le micro, avec Jean Giard, à sa droite, cigarette aux lèvres, et Antoine Ségura, secrétaire de la section communiste, à sa gauche, en 1967

Fils d’un facteur-receveur des postes et d’une employée des postes, Étienne Grappe ne reçut aucun sacrement religieux. Il fit ses études à Nîmes (Gard) et entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Grenoble (Isère) en 1925. Il effectua son service militaire comme soldat de deuxième classe dans un régiment du Train (octobre 1929-octobre 1930). Il fut nommé instituteur dans divers postes en Isère : Vienne (1930), Salaise (1934), Longechenal avec son épouse à partir de 1936).

Militant syndical, membre du groupe de jeunes, Grappe adhéra au Parti communiste en 1931. Gréviste le 30 novembre 1938, avec son épouse, il fut déplacé, en 1941, à Saint-Christophe-et-le-Laris (Drôme). À la Libération, il fut nommé à l’école primaire de garçons de La Croix rouge à Saint-Martin-d’Hères, devenu vers 1957 le groupe scolaire Paul Vaillant-Couturier, qu’il dirigea vers 1960 jusqu’à sa retraite en 1964.

Grappe se maria en avril 1935 à Moirans (Isère) avec Élise Mounier-Lambert (voir Élise Grappe), institutrice, future militante communiste.

Grappe, déplacé à Saint-Christophe-et-le-Laris (Drôme), participa à la Résistance en relations avec les militants communistes clandestins (organisation de groupes armés, responsabilité du Front national dans la région d’Hauterives et de Saint-Donat, hébergement de résistants, organisation du maquis de Laris), impression et diffusion de tracts patriotiques et journaux dont Drôme en Armes, organisation des Milices patriotiques).

Membre du Syndicat national des instituteurs à la Libération, Grappe milita dans les organisations du Comité d’action laïque. Membre du comité et du bureau de la section communiste de Saint-Martin-d’Hères, il fut élu conseiller municipal et adjoint au maire en 1947. Réélu en 1953 comme adjoint, il devint maire de la commune en 1959 et fut renouvelé en 1965. Il ne se représenta pas en 1971.

Étienne Grappe entra à la commission de contrôle financier de la fédération communiste en 1959. Il y resta jusqu’au milieu des années 1960.

En 1961, Grappe fut candidat au conseil général dans le canton de Clelles. En 1962, il fut désigné comme suppléant du député communiste Jean Giard dans la deuxième circonscription (Grenoble banlieue Sud).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87370, notice GRAPPE Étienne, Augustin par Jacques Girault, version mise en ligne le 8 avril 2010, dernière modification le 21 octobre 2020.

Par Jacques Girault

Étienne Grappe, orateur dans un meeting, debout derrière le micro, avec Jean Giard, à sa droite, cigarette aux lèvres, et Antoine Ségura, secrétaire de la section communiste, à sa gauche, en 1967
Étienne Grappe, orateur dans un meeting, debout derrière le micro, avec Jean Giard, à sa droite, cigarette aux lèvres, et Antoine Ségura, secrétaire de la section communiste, à sa gauche, en 1967

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par le fils de l’intéressé.

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