GULON Bernard, Louis, Gilbert

Par Jacques Girault

Né le 15 novembre 1925 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), mort le 4 avril 2013 à Paris (XIVème arr.) ; instituteur puis principal ; syndicaliste, militant pacifiste, militant communiste à Paris, secrétaire national de l’association France-Amérique latine.

Son père, employé au Gaz de Paris, puis secrétaire de mairie à Lapalisse (Allier), et sa mère, cuisinière chez le couturier Werth, quittèrent Saint-Denis lors de la crise du début des années 1930 pour aller travailler dans le Bourbonnais, région d’origine de sa mère. Bernard Gulon entra à l’École normale d’instituteurs de Moulins en 1941 et accomplit sa scolarité d’élève maître en lycée de Montluçon. Titulaire du baccalauréat, après avoir effectué l’année de formation professionnelle à l’École normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand, il fut nommé instituteur dans l’Allier (Lapalisse, Le Breuil), puis à Paris à la fin de 1949. Instituteur dans les écoles de garçons de la Place des Vosges (IVe arr.), de la rue Championnet (XVIIIe arr.), de la rue Béranger (IIIe arr.), titulaire de trois certificats de licence de philosophie, professeur de cours complémentaire puis professeur d’enseignement général des collèges au collège d’enseignement général à Orly (Val-de-Marne), PEGC aux collèges d’enseignement secondaire de la rue Pierre Brossolette (Ve arr.) puis de la rue Molière (Ier arr.) à Paris, il termina sa carrière comme principal du CES Léon-Blum à Alfortville (Val-de-Marne).

Bernard Gulon se maria en 1954 avec Denise Vuitton, employée des postes, communiste, à la mairie du IIIe arrondissement. Le couple eut trois enfants et habitait rue Lacépède (Ve arr.) depuis 1963.

Membre du Syndicat national des instituteurs et de la FEN-CGT (jusqu’en 1954), Gulon fut membre du conseil syndical de la section de l’Allier du SNI en 1949. Il fut membre du conseil syndical de la section de la Seine du SNI en 1956 et, tout en restant dans cette instance, entra au conseil syndical du Syndicat des enseignants de la région parisienne en 1962. Il milita au Syndicat national des personnels de direction des établissements de l’Éducation nationale (Fédération de l’éducation nationale) et resta syndiqué après sa retraite en 1983.

Gulon adhéra à la Jeunesse communiste en 1944 et fut le secrétaire du cercle de la JC à l’école normale de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en 1944-1945. À Lapalisse, il adhéra au Parti communiste français en avril 1945 et cotisa à l’Union de la jeunesse républicaine de France. Membre du bureau de la cellule communiste du Breuil, du comité de la section communiste de Lapalisse, chargé de la trésorerie (1945-1946), il fit partie du secrétariat de la section, chargé de l’organisation à partir de 1946.

Après avoir participé au festival mondial de la Jeunesse à Prague en 1947, Gulon effectua deux séjours d’un mois comme responsable de la brigade de reconstruction en 1948 en Slovaquie. Membre de la délégation française aux festivals de Budapest en 1949 et de Varsovie (il séjourna un mois en Pologne), il fut le responsable technique des spectacles de la délégation française en 1951 à Berlin. La même année, il fut secrétaire de la commission des relations internationales du comité français de la jeunesse démocratique.

Arrivant à Paris, Gulon entra au secrétariat de la section du troisième arrondissement en 1950, chargé de la propagande, et devint premier secrétaire en novembre 1951. Il participa à l’école centrale pour les instituteurs communistes en 1952 et devint progressivement un des responsables des questions de l’enseignement primaire auprès de la direction du PCF. Directeur adjoint du stage central pour les instituteurs communistes (25 août-5 septembre 1959), membre de la commission laïque auprès du comité central (1959), membre de la commission chargée de suivre l’activité des instituteurs communistes (1961), il participa à de nombreuses réunions du secrétariat du PCF, notamment avant les congrès du SNI dans les années 1960, et collaborait à la revue L’École et la Nation dont il était membre du comité de rédaction jusqu’en octobre 1970. Il fut un des responsables de la rédaction du programme du PCF pour l’éducation et l’école.

Bernard Gulon participait à la vie du SNI et intervint, lors du congrès national de Strasbourg, le 6 juillet 1960, dans la discussion sur le rapport sur les circuits de distribution. Se montrant favorable aux propositions de développement des coopératives, il engageait le syndicat à soutenir les revendications des petits commerçants dont il fallait rechercher l’alliance.

Gulon entra au comité de la fédération communiste de Paris en 1955 et fut chargé des questions enseignantes et laïques. Il fut membre du bureau fédéral de 1957 à 1977 avec la responsabilité du travail en direction des instituteurs. Permanent (1962-1964), il retrouva le seul comité fédéral en 1977 et demanda à en être retiré en 1983.

Au milieu des années 1970, Gulon devint un des collaborateurs de la commission de politique extérieure. Il militait aussi dans le Mouvement de la paix dont il fut le secrétaire du comité parisien (1971-1977). Il coordonna les manifestations parisiennes contre la guerre au Viet-Nam. Il siégea au conseil national du Mouvement de la paix et à son bureau national (1971-1984). Il fut membre du secrétariat national de l’association France-Amérique latine.

Sur le plan parisien, Gulon, secrétaire de la section communiste du IIIe arrondissement jusqu’en 1963, devint le secrétaire non-permanent de l’organisation communiste du Ve arrondissement (1963-1969), puis du VIe arrondissement (1969-1970).

Gulon fut candidat communiste dans le deuxième secteur (Ve et VIe arr.) aux élections municipales de Paris en 1965 et aux élections législatives de 1967 et de 1968.

En 1983, retraité, Gulon demanda à être dégagé de toutes ses responsabilités dans les organes de direction du PCF.

En 1985, Gulon participa à la fondation de la Société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet dont il assura la trésorerie.

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, Gulon, membre de l’Amicale des Vétérans, à plusieurs reprises, affirma le désir de conserver un Parti communiste proposant une perspective révolutionnaire. Il fit partie des personnalités qui lancèrent en 1998, un appel pour la constitution d’un comité de vigilance européen contre la droite extrémiste et les populismes.

En 2007, Gulon, dont l’épouse, hospitalisée depuis novembre 2008 à l’hôpital Broca à Paris, figurait parmi les personnes témoignant pour une amélioration de la prise en charge de la maladie d’Alzheimer et de l’accompagnement des malades.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87572, notice GULON Bernard, Louis, Gilbert par Jacques Girault, version mise en ligne le 19 avril 2010, dernière modification le 3 juin 2013.

Par Jacques Girault

Bernard Gulon
Bernard Gulon
Photos d’identité en 1967
Élections municipales en 1967, panneau, square Viviani, face à Notre-Dame.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse. — Divers sites Internet. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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