IMPENS Roger, Victor

Par Jacques Girault

Né le 14 octobre 1924 à Wattrelos (Nord), mort le 27 décembre 2013 à Marcq-en-Baroeul (Nord) ; instituteur dans le Nord ; militant syndicaliste du SNI, militant pédagogique et associatif ; militant socialiste.

Son père, employé à la Compagnie de chemins de fer du Nord, socialiste, mourut en avril 1933 de tuberculose. Sa mère devint alors tenancière d’un café. Elle fut élue conseillère municipale socialiste SFIO de Wattrelos après la guerre. Roger Impens ne reçut aucun sacrement religieux et effectua sa scolarité au lycée Turgot de Roubaix (Nord), tout en faisant partie de la troupe de théâtre, « Turgot comédie » attachée à l’établissement. Il débuta comme instituteur remplaçant en 1943. Après la guerre, titularisé, il enseigna dans des écoles primaires de Roubaix jusqu’au début des années 1960, puis devint conseiller pédagogique. Adepte des méthodes de l’École moderne (Célestin Freinet), il commença à s’engager dans les associations socio-éducatives. Vers la fin des années 1960, détaché, il cessa d’enseigner.

Il participa aux Forces françaises de l’intérieur et n’effectua pas de service militaire comme les classes 1944 et 1945.

Il se maria en septembre 1946 à Roubaix avec Gisèle Baert, journaliste pigiste qui cessa de travailler après la naissance du premier de leurs trois enfants.

Délégué de la section départementale du Syndicat national des instituteurs à des congrès nationaux, Roger Impens prit part aux discussions sur les questions pédagogiques. Lors de la journée pédagogique sur le thème « Programmes et méthodes du cours moyen », avant le congrès, le 16 juillet 1957, il intervint après le rapport de Georges Lauvergnat pour souhaiter que, dans les programmes officiels, soit prévue la place des expériences pédagogiques. Lors du congrès, trois jours plus tard, il intervint sur la question pédagogique relative aux classes terminales. En 1958, le 15 juillet, avant le congrès de Brest, lors de la réunion pédagogique sur le thème « L’enseignement des sciences à l’école primaire, 11 à 14 ans », il estima qu’il ne fallait pas laisser, dans les réflexions, une place trop importante à la seule préparation du certificat d’études primaires. Lors de la séance du congrès, le 20 juillet, consacrée à la pédagogie, sur le thème « Réorganisation de l’année scolaire en fonction des possibilités de la santé de l’enfant et des conditions de vie sociale actuelle », il prit part à la discussion sur les rythmes scolaires et les vacances.

L’année suivante, Roger Impens, lors du congrès de Paris, le 7 juillet 1959, intervint dans la discussion du rapport moral pour se féliciter de la façon dont le SNI conduisait la lutte laïque. Il se félicita dans le bulletin de la section de la « cohésion » du SNI et de sa « puissance ». Il renouvela cette confiance dans l’action du SNI sur les questions laïques et algériennes lors du congrès de Strasbourg, le 5 juillet 1960. En 1961, lors de journée pédagogique du congrès du SNI à Paris, le 2 juillet, il présenta un rapport sur les activités artistiques et culturelles qui fut publié dans L’Ecole libératrice, le 1er septembre 1961. Lors de son intervention au congrès, le 5 juillet, il s’éleva contre le danger de la spécialisation des instituteurs qui pourrait menacer la cohésion du bloc des instituteurs. Dans la journée pédagogique, lors du congrès du SNI en juillet 1962, il présenta avec Lauvergnat, un rapport intitulé « Le cours moyen (liaison avec le cycle d’observation) ». Puis, lors du congrès, dans la discussion du rapport moral, le 13 juillet, il affirma son accord « à 90 % » avec le rapport après avoir suggéré des améliorations dans l’analyse des conditions de la démocratisation. L’année suivante, lors du congrès, le 8 juillet, il précisa certains aspects des problèmes de l’école primaire. Lors de la session générale et syndicale d’études à Paris (Mutualité), le 27 mars 1964, il présenta un rapport sur les classes de transition publié dans L’École libératrice du 7 septembre 1964. Lors du congrès national de Lille, le 5 juillet 1964, il précisait que les parents d’élèves avaient un rôle dans la lutte pour la démocratisation de l’enseignement.

Conseiller pédagogique, secrétaire adjoint de la section du SNI, Roger Impens organisa un stage pour jeunes militants au centre de vacances des Dolimarts à Bohan-sur-Semois en Belgique.

Secrétaire général de la Fédération du Nord de la Ligue de l’enseignement, il était administrateur de la Fédération des conseils de parents d’élèves jusqu’en 1973 et de la section du Nord de la Mutuelle générale de l’Education nationale.

Depuis le milieu des années 1960, comme secrétaire général de l’Union des amicales laïques du Nord qui devint la Fédération laïque des associations socio-éducatives du Nord, pour aider la création et le fonctionnement des associations, il cherchait des soutiens et des budgets. Il sut développer des liens avec diverses personnalités pour permettre aux associations de vivre. Il encouragea notamment les échanges franco-allemands avec son ami Roger Vanovermeir, ancien déporté. Il quitta ses fonctions quand il prit sa retraite de l’enseignement en 1979.

Membre du Parti socialiste SFIO depuis son adolescence, puis adhérent du Parti socialiste, lors du lancement de la revue Ecole et socialisme, organe du Parti socialiste, en novembre 1975, il faisait partie de son comité de rédaction, avec la mention entre parenthèses « Ligue de l’enseignement ». En 1961, il fut initié dans le groupe Roger Salengro de la Grande Loge de France.

À partir de 1979, au sein de l’office culturel de la région Nord-Pas de Calais, il participa à la politique culturelle, notamment sur des projets de développement de musées dont l’écomusée de Fourmies. Avec le conseil régional, il s’engagea dans des projets dont la publication des albums de Charles de Croÿ, comprenant des cartulaires peints de la région de la fin du XVIe siècle. À partir de 1991, il fut le gérant de la maison d’édition Miroirs éditions et participa aux activités de l’Office régional laïque d’éducation à l’image par l’image et le son, organisme de la Ligue de l’enseignement, chargé de la diffusion cinématographique.
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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87573, notice IMPENS Roger, Victor par Jacques Girault, version mise en ligne le 19 avril 2010, dernière modification le 3 juillet 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : l’Ecole libératrice ;— Notes de Jean Battut, de sa fille Martine Bergère et de Robert Vanovermeir.

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