IVALDI Charles, Louis

Par Jacques Girault

Né le 6 mai 1906 à Marseille (Bouches-du-Rhône), tué au combat le 24 août 1944 à Venterol (Drôme) ; wattman ; militant syndicaliste du Var ; militant communiste.

Fils d’un boulanger et d’une journalière originaires d’Italie (province d’Alessandria), Charles Ivaldi s’y maria en juin 1929 et eut un fils. Il habitait La Seyne (Var) depuis 1929, entra comme wattman à la Compagnie des tramways de Toulon, le 19 septembre 1930, et participa à l’activité syndicale. En janvier 1936, il était trésorier du syndicat. Membre du Parti communiste depuis 1935, gréviste en juin 1936, selon la police, il s’opposa à la grève du 14 août, puis se désintéressa de l’activité politique et syndicale et démissionna du Parti communiste en février 1938. Il affirma d’autre part, plus tard, avoir aussi démissionné du conseil d’administration du syndicat en septembre 1938.
Mobilisé dans un régiment d’artillerie à Miramas (Bouches-du-Rhône) en août 1939, Charles Ivaldi fut volontaire pour le front. Figurant sur la liste des employés de la compagnie des tramways à éliminer en 1940, il fut révoqué le 2 janvier 1941.
En novembre 1940, Charles Ivaldi adhéra à la Légion et, malgré cela, le 21 janvier 1941, fut arrêté et astreint à résider au centre de Saint-Paul-d’Eyjeaux (Haute-Vienne). Il écrivit, en juin 1941, au préfet du Var indiquant avec force qu’il avait renié son passé militant et manifestait son accord avec le maréchal Pétain. Selon certaines sources, il aurait été libéré du centre de séjour surveillé, le 25 mars 1941, mais il signa l’engagement, le 18 juillet 1941, de ne se livrer à aucune activité antinationale, ce qui semblait indiquer qu’il était toujours interné.
Charles Ivaldi rejoignit la Résistance communiste et les maquis FTPF. Combattant sous le pseudonyme de « Crabe » avec le grade de sergent-chef, il périt le 24 août 1944. Une voiture des FTP de Nyons (Drôme) faisant une reconnaissance vers Venterol, fut mitraillée par les Allemands au pont de Novezan. Trois Résistants et un Américain furent tués. Le corps d’Ivaldi, jeté dans le ravin, fut englouti sous les ruines du pont que les Allemands firent sauter.
La mention « Mort pour la France » fut inscrite sur les actes officiels d’état civil.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87680, notice IVALDI Charles, Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 23 avril 2010, dernière modification le 4 septembre 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 48, 59 4 4, 3 Z 3 40, Cabinet 600 et 684. — Notes de Jean-Marie Guillon et de Robert Serre. — Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms. — Archives remises à l’AERD par le fils d’André Vincent-Baume, puis déposées aux Arch. Dép. Drôme. — Albin Vilhet, La Résistance dans le Nyonsais, p. 42. — L-E Dufour, Drôme terre de liberté, PL-NT 1994, p. 225. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 413. — Société d’Etudes Nyonsaises, Terre d’Eygues, n° spécial, Résistance et libération, 1994 et autres numéros de la revue, n° 13/1994).

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