JACQUINOT Marcel

Par Jacques Girault

Né le 15 octobre 1902 à Heiltz-l’Evêque (Marne), mort le 9 mai 1985 à Reims (Marne) ; instituteur ; militant syndicaliste en Tunisie ; militant communiste dans la Marne, conseiller municipal de Reims.

Marthe et Marcel Jacquinot au milieu des années 1960
Marthe et Marcel Jacquinot au milieu des années 1960

Fils d’un instituteur, Marcel Jacquinot reçut les sacrements catholiques. Il entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Châlons-sur-Marne en 1919. Après une quatrième année à Toulouse dans la série des lettres, il travailla comme instituteur dans la Marne à partir d’octobre 1923.
Jacquinot se maria religieusement en septembre 1927 à Châlons-sur-Marne (Marne) avec Marthe Cuny, institutrice (voir Marthe Jacquinot*). Le couple eut deux filles. Ils travaillèrent comme instituteurs en Tunisie (école de Bab el Khadra pour lui). Il appartint à la commission exécutive de la section tunisienne du Syndicat national des instituteurs et de l’Union locale CGT de Tunis. Mobilisé comme caporal au début de la guerre, avec son épouse il fut en 1940 « remis à la disposition du gouvernement français ». Expulsés pour leur appartenance au Parti communiste tunisien, affectés deux ans dans le Jura (Passemans et Plasnes), ils devinrent instituteurs à Reims en 1941-1942.

Jacquinot, membre du Parti communiste depuis 1936, responsable d’un secteur du Comité départemental du Front national depuis novembre 1943, était lieutenant à l’état-major départemental des Francs-Tireurs et partisans français. Il assurait l’édition et la distribution des journaux clandestins Les fils de Valmy, dont il était le rédacteur en chef à la Libération, et L’Union. Il prit part à la reconstitution des syndicats dans la clandestinité et passa dans la clandestinité, le 13 juin 1944, sous le pseudonyme de Deschamps. A la Libération, il était le secrétaire-adjoint du Front national dans la Marne et membre de l’Association nationale des amis des francs-tireurs et partisans français.
En octobre 1945, Jacquinot et son épouse repartirent enseigner pour peu de temps en Tunisie. Il fut détaché comme instituteur au lycée Carnot à Tunis. « Remis à la disposition du gouvernement français », le 5 avril 1945, ils revinrent à Reims.

Jacquinot était le secrétaire à l’organisation de la section communiste de Reims au début des années 1950, puis à partir de 1957, seulement membre de son bureau puis de son comité. Membre du comité de la fédération communiste au début des années 1950, il devint membre de la commission de contrôle financier en 1960 jusqu’en 1963. Il était responsable de l’imprimerie fédérale (IPP).

Jacquinot fut élu conseiller municipal de Reims, le 26 avril 1953 avec 13 352 voix et signes préférentiels puis réélu après la dissolution, le 5 mai 1957 avec 12 808 voix et signes préférentiels. Il était alors retraité de l’enseignement et fut candidat sur la liste communiste en 1959 et fut candidat sur la liste communiste en 1959. A la fin des années 1950, correspondant de l’Humanité, il devint membre du comité national de l’association France- Tchécoslovaquie. Au début des années 1980, il était membre de l’Amicale des vétérans du PCF et de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance.
Sa fille aînée, Michèle née le 6 juin 1928, participa à des actions pendant la Résistance.

Divorcé, Jacquinot se remaria en août 1964 à Vendays-Montalivet (Gironde) avec Adrienne Peltin, directrice d’école et militante syndicale.
Jacquinot fut enterré civilement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87781, notice JACQUINOT Marcel par Jacques Girault, version mise en ligne le 26 avril 2010, dernière modification le 26 février 2014.

Par Jacques Girault

Marthe et Marcel Jacquinot au milieu des années 1960
Marthe et Marcel Jacquinot au milieu des années 1960

SOURCES : Arch. mun. Reims (Sylvie Nélis). — Archives du comité national du PCF. – Presse syndicale. – Renseignements fournis par Michèle Clariond, fille de l’intéressé. - Notes de Juliette Bessis, d’Annette Merle (née Borgniet) et de Janine Salanié-Guipert.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément