GUÉRY Jean-Pierre [GUÉRY Jean, Pierre, dit]

Par Jacques Girault

Né le 10 juin 1930 à Couzeix (Haute-Vienne), mort le 13 juillet 2018 à Limoges (Haute-Vienne) ; professeur ; militant syndicaliste du SNET puis du SNES ; militant communiste en Ardèche et en Dordogne.

Fils de cultivateurs, socialiste SFIO jusqu’en 1956 pour le père, Jean-Pierre Guéry, étudiant à la Faculté des lettres de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), prépara l’École normale supérieure de l’Enseignement technique. Il y effectua sa scolarité en 1955-1956 dans la section G (Histoire-Géographie). Titulaire d’une licence ès lettres et du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique, après avoir été maître auxiliaire au collège moderne de La Souterraine (Creuse) en 1954-1955, il fut nommé professeur à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) en 1956-1957, puis au lycée technique d’Aubenas (Ardèche). Il obtint sa mutation pour le lycée technique Claveille de Périgueux (Dordogne) en 1963, où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1990.

il effectua son service militaire de juillet 1957 à décembre 1959, dans l’infanterie de Marine comme caporal-chef, avec une affectation en Algérie d’avril 1958 à juillet 1959. Il se maria en juillet 1960 à Tenay (Ain) avec la fille d’un ouvrier. Le couple eut deux enfants.

Jean-Pierre Guéry était syndiqué à l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) à Clermont-Ferrand depuis 1950, puis au Syndicat national de l’enseignement technique à partir de 1954. Il fut secrétaire de la section syndicale (S1) à La Souterraine, membre du bureau syndical de la section de l’ENSET, puis secrétaire du S1 d’Aubenas. Il signa l’appel à voter pour les listes « Union pour une action syndicale efficace » aux élections à la commission administrative du SNET en 1961 et 1962. Il siégea au conseil académique pour l’Ardèche. Il fut à nouveau secrétaire du S1 du SNET puis, après 1966 du nouveau Syndicat national des enseignements de second degré à Périgueux pendant quelques années. Membre du bureau de la section académique (S3) de Bordeaux, de la fin des années 1960 au début des années 1970, il entra en conflit avec les orientations de la secrétaire du S3, Renée Augé-Orcié. Après sa retraite, il demeura syndiqué et restait abonné à la revue du courant « Unité et Action ».

Guéry adhéra au Parti communiste français à Clermont-Ferrand en 1952, puis aux Jeunesses communistes en 1956-1957. Membre des comités des sections communistes de La Souterraine (1954-1955), de Montceau-les-Mines (1956-1957), il entra au secrétariat de la section communiste d’Aubenas en 1961, puis au secrétariat de la section communiste de Périgueux-Est. Il en devint seulement membre du bureau en 1968. À partir du début des années 1970, il était membre du comité de la section communiste de Chamiers où il habitait. Il entra au comité de la fédération communiste de Dordogne en 1964 et en resta membre jusqu’au milieu des années 1980. En outre, il militait dans le Mouvement de la paix.

Jean-Pierre Guéry marquait des distances avec la politique d’union avec les socialistes conduite par le PCF. Il refusa de voter pour François Mitterrand au deuxième tour de l’élection présidentielle de 1988. Au milieu des années 1990, il cessa de militer dans le PCF qui n’était pas organisé à Coursac où il s’était retiré. Il continuait à voter communiste et à lire le quotidien L’Écho du Centre tout en se montrant partisan d’une orientation plus révolutionnaire du PCF.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87845, notice GUÉRY Jean-Pierre [GUÉRY Jean, Pierre, dit] par Jacques Girault, version mise en ligne le 1er mai 2010, dernière modification le 8 juillet 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Le Travailleur de l’enseignement technique, Bulletin du S3 du SNES de Bordeaux. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes de Julien Veyret.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément