GUILLON Yvonne, Renée, Émilienne

Par Jacques Girault

Née le 16 février 1915 à Azérables (Creuse), morte le 13 mai 1996 à Clamart (Hauts-de-Seine) ; institutrice ; militante communiste ; conseillère municipale de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine).

Fille d’un mécanicien et d’une couturière, Yvonne Guillon devint institutrice en banlieue parisienne. Elle militait syndicalement dans le groupe de jeunes et dans les années 1930 appartenait à l’Internationale des travailleurs de l’Enseignement.

Yvonne Guillon adhéra au Parti communiste en 1943 et fit partie du groupe dirigeant de la Résistance universitaire en région parisienne.

Après la Libération, membre du Syndicat national des instituteurs, elle appartint à la direction de la section locale du SNI de 1944 à 1956.

Elle fut une des dirigeantes du Parti communiste français à Bourg-la-Reine. Membre du bureau de la section communiste jusqu’en 1959, elle fit partie du secrétariat de la section communiste locale jusque dans les années 1960.

Aux premières élections municipales après la guerre, le 29 avril 1945, elle fut candidate sur la « Liste d’union républicaine », associant 14 candidats « républicains indépendants », deux radicaux, quatre socialistes et trois communistes. Obtenant 2 593 voix sur 4 975 suffrages exprimés, elle fut la dernière élue. Elle fut désignée, le 20 mai 1946, pour représenter le conseil municipal au conseil d’administration de la Caisse des écoles. Le 19 octobre 1947, candidate sur la liste « d’union républicaine et résistante et de défense des intérêts communaux, elle fut une des cinq élus communistes, arrivant en 14eme position dans l’ordre du tableau d’une municipalité à direction du Rassemblement du peuple français. Elle fut désignée pour la commission des affaires sociales « à titre consultatif » et celle de l’enseignement. Candidate en mai 1951 au CA de la Caisse des écoles, elle fut battue par 14 voix contre 5. Déjà, le 14 juin 1948, sa demande de gratuité d’une salle pour un goûter offert par l’Union des femmes françaises dont elle était la secrétaire du groupe local, fut repoussée. Le 4 février 1952, quand le maire proposa d’attribuer le nom de De Lattre de Tassigny à une artère, elle expliqua l’abstention des élus communiste. Se félicitant de son attitude à la Libération en intégrant les FFI dans l’armée, elle désapprouva « que l’on perpétue son souvenir en symbolisant la guerre menée contre les populations indochinoises ». Elle expliqua à nouveau l’abstention des communistes, le 27 juin 1952 lors de l’attribution à un square du nom du premier tué en Indochine originaire de la commune. Le 27 avril 1952, elle fut désignée comme suppléante pour l’élection du Conseil de la République. Le 26 avril 1953, candidate sur la liste « d’union ouvrière et démocratique de défense des intérêts communaux dans la Paix et l’indépendance nationale », elle fut réélue en 9e position dans l’ordre du tableau. Elle participa au CA de la Caisse des écoles et aux commissions de l’enseignement, du logement et de l’hygiène. Pour l’élection du Conseil de la République, le conseil municipal la désigna comme déléguée suppléante pour sa liste.

Quand la représentation proportionnelle fut supprimée, elle fut candidate sur la liste communiste en mai 1959 en deuxième position sur la liste communiste qui obtint 1 317 voix sur 6 061 suffrages exprimés. Cette année-là sur la liste communiste figurait aussi son père Guillon René, Marie, Henri, né le 28 mars 1989 à Azérables, alors « pointeau au chômage », qui habitait chez elle. En 1965 et en 1971, elle conduisait les listes communistes et fut candidate en 1977 sur la liste d’union de la gauche.

En 1995, elle participait à la souscription de l’Humanité.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87881, notice GUILLON Yvonne, Renée, Émilienne par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 mai 2010, dernière modification le 18 novembre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Com. Bourg-la-Reine (Hélène Bleighau).— Archives du comité national du PCF. — Thèse de Pierre Roche.

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